Monday, June 25, 2007

Un week end de folie -première partie- Rien que du bonheur!

Et voilà, j'ai fait une gay pride à San Francisco, je peux cocher une case sur ma liste...

Mais d'abord un petit paragraphe pour le festival de films dont je garde un fantastique souvenir. Je n'avais pas forcément dans l'idée d'aller draguer en boite tous les soirs alors du cinéma, c'était parfait comme activité pre-pride. Tous les films n'étaient pas de la même qualité mais j'ai terminé en beauté avec Jeudi : "Nina's heavenly delight" qui mélange le suspens d'un concours de curry à Glasgow dans la communauté Pakistanaise, et une histoire d'amour. Et Vendredi : "Out at the wedding", l'histoire d'Alex qui, pour ne pas avouer à son père qu'elle épouse un homme d'origine africaine se retrouve à dire qu'elle est lesbienne puis à engager une lesbienne pour jouer sa petite amie afin de couvrir son mensonge ! L'ambiance était internationale et très conviviale, et puis, cela m'a permis de passer la semaine dans le Castro et la Mission au milieu d'un arc en ciel d'individus assez incroyable.

Après mise en ambiance, Samedi après midi, sous un soleil éclatant, j'ai rejoint les pentes herbeuses de Dolores Park et une dizaine de millier de lesbiennes pour le début de la Dyke march. Comme prévu nous avons eu les chants d'indiens américains puis un bon millier de lesbiennes seins nus qui écoutaient plus où moins les conseils du docteur sur la scène... Puis ont suivis, les danses africaines, les chanteuses de folk, les hip hoppeurs transsexuels, les poétesses, les discours engagés etc etc... La bière coulait à flot, certaines pique niquaient, cela sentait bon toutes sortes d'herbes, un peu partout tout le monde profitait du soleil, de la musique et de l'ambiance. A un moment je me suis dis que, contrairement à ce qu'un rapide premier regard pourrait laisser croire, l'énergie qui se dégageait de l'évènement restait incroyablement féminine. Je me souviens d'un pauvre hetero un peu perdu qui essayait vaguement de récupérer l'attention de sa petite amie en parlant fort et en rigolant mais, dans ce cadre, il devenait totalement anecdotique, sans importance. Autour de lui une dizaine de lesbiennes aux cheveux courts et aux épaules carrées semblaient bien plus à l'aise dans leur forme de masculinité que lui.

Vers 7 heures, c'est le vrombissement d'une centaine de moto qui nous annonça le début de la marche proprement dite. Il était temps de se diriger vers le croisement de Dolores et 18th pour aclamer les dykes on bikes qui sont ici de véritables stars. Puis nous étions parties pour une boucle d'environ 2 kilomètres dans Mission. Je dois dire que derrière une unique sono, au milieu de ces dix milles femmes qui se contentent d'envahir la rue, j'ai enfin retrouvé un peu du frisson de ma première gay pride. Sur les trottoirs et aux fenêtres les spectateurs acclamaient le défilé et avaient préparé des pancartes pour participer à leur manière, les filles soulevaient leur tee-shirt pour nous montrer leur seins, les policières acceptaient amicalement de poser pour les photos... De quoi mettre un sourire sur toutes les bouches alors que le soleil se couchait derrière les collines, illuminant de rouge le haut des palmiers.

Ensuite, et bien on était partis pour une soirée dans le Castro : le pink Saturday. Le principe est simple, on ferme Castro street aux voitures dans l'après midi, on met les soeur de la perpétuelle indulgence au service d'ordre et une immense sono avec des DJ et en avant jusqu'à minuit ! Avec la dyke march qui arrive juste à coté et toutes ces filles qui n'ont toujours pas remis leur tee-shirt, l'ambiance est... Sympathique. Il flotte un clair parfum de bacchanale mais malgré l'immense foule, j'ai été étonnée par le sentiment de sécurité qui se dégage de l'évènement. Comme si la possibilité d'être soi-même et le sexe rendait enfin toute violence suranée...

Après tout ce bonheur, il était temps d'aller se coucher pour être en forme pour le défilé du lendemain mais je pense que je me souviendrai de ce samedi ensoleillé de Juin.


PS les photos suivront plus tard

1 comment:

Clem's said...

Ca fait de plus en plus plaisir de te lire ! Cette ville est décidemment bel et bien l'endroit ou ta maison serait le mieux. Ca m'embête, parce que c'est loin, quand même...