Wednesday, June 27, 2007

Un week end de folie -deuxième partie- Le défilé

Dimanche, pour la parade, l'ambiance s'annonçait radicalement différente. Déjà il a fallu y être à 10h 30 du matin. Et puis, à San Francisco, la pride elle-même est très différente de ce qu'on connait à Paris. Seules les associations et divers groupes défilent, le public reste sur le trottoir derrière les barrières. C'est certainement moins amusant mais le message est beaucoup plus fort. Cela donne au défilé un coté 14 juillet de la planète gay.

Nous sommes donc restés là, au soleil sur Market street, entre les buildings, à regarder défiler : les parents gay, les parents de gay, les cyclistes, les cuirs, les latinos, les barbies mais aussi, les policiers, les pompiers, les éboueurs, les avocats, google, bud light, delta airlines... A peu près tous les groupes imaginables, près de 200, accompagnés de stars, d'héros de la cause, du maire, de quelques sénateurs et d'officiels de la villes en tout genre - dont la nouvelle "police commissionner", chargée de superviser la police qui est transsexuelle et directrice de "Good vibrations" le plus célèbre sex shop de San Francisco... Il y en avait en tout pour plus de 4 heures ! On sort de là avec la très claire conviction que oui, évidement, bien sûr, il y a des homosexuel(le)s, bisexuel(le)s, transsexuel(le)s partout dans la société.

Ensuite, vers 15 heures donc, tout le monde s'est dirigé vers la mega fête qui s'étale dans toutes les rues qui entourent City Hall (la mairie). 400 stands en tout genre, 8 scènes, une pour les asiatiques, une pour les latinos, une pour les filles, une pour les transsexuels etc... Plusieurs centaines de milliers de personnes... A vraie dire : un petit peu trop pour moi. A ce moment là j'ai commencé à sentir une immense fatigue tomber sur moi mais ce genre de fatigue qui dessine un léger sourire sur vos lèvres, la fatigue des enfants qui ont joué toute la journée, qui est autant physique à vrai dire, qu'émotionnelle.

J'ai toutes sortes de souvenirs plein la tête et, je ne sais pas encore dans quelle mesure, ou je ne sais pas encore comment le dire, mais je sais que je ne suis déjà plus la même.

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