Thursday, June 28, 2007

Only in San Francisco

Deux publicités dans le même bus.



Comment survivriez-vous pendant 72 heures ? A gauche à coté des sushis : sympa à avoir, à droite à coté des boites de thon : ce que vous devez avoir !



Alors qu'une loi interdisant de fumer dans les parcs vient d'être adoptée, SF pride vous informe que le Civic Center Plaza et le UN Plaza deviendront des espaces non fumeur pendant les fêtes de la pride de cette année : depuis quand la cigarette fait-elle partie de notre communauté ?

Wednesday, June 27, 2007

Un week end de folie -deuxième partie- Le défilé

Dimanche, pour la parade, l'ambiance s'annonçait radicalement différente. Déjà il a fallu y être à 10h 30 du matin. Et puis, à San Francisco, la pride elle-même est très différente de ce qu'on connait à Paris. Seules les associations et divers groupes défilent, le public reste sur le trottoir derrière les barrières. C'est certainement moins amusant mais le message est beaucoup plus fort. Cela donne au défilé un coté 14 juillet de la planète gay.

Nous sommes donc restés là, au soleil sur Market street, entre les buildings, à regarder défiler : les parents gay, les parents de gay, les cyclistes, les cuirs, les latinos, les barbies mais aussi, les policiers, les pompiers, les éboueurs, les avocats, google, bud light, delta airlines... A peu près tous les groupes imaginables, près de 200, accompagnés de stars, d'héros de la cause, du maire, de quelques sénateurs et d'officiels de la villes en tout genre - dont la nouvelle "police commissionner", chargée de superviser la police qui est transsexuelle et directrice de "Good vibrations" le plus célèbre sex shop de San Francisco... Il y en avait en tout pour plus de 4 heures ! On sort de là avec la très claire conviction que oui, évidement, bien sûr, il y a des homosexuel(le)s, bisexuel(le)s, transsexuel(le)s partout dans la société.

Ensuite, vers 15 heures donc, tout le monde s'est dirigé vers la mega fête qui s'étale dans toutes les rues qui entourent City Hall (la mairie). 400 stands en tout genre, 8 scènes, une pour les asiatiques, une pour les latinos, une pour les filles, une pour les transsexuels etc... Plusieurs centaines de milliers de personnes... A vraie dire : un petit peu trop pour moi. A ce moment là j'ai commencé à sentir une immense fatigue tomber sur moi mais ce genre de fatigue qui dessine un léger sourire sur vos lèvres, la fatigue des enfants qui ont joué toute la journée, qui est autant physique à vrai dire, qu'émotionnelle.

J'ai toutes sortes de souvenirs plein la tête et, je ne sais pas encore dans quelle mesure, ou je ne sais pas encore comment le dire, mais je sais que je ne suis déjà plus la même.

Monday, June 25, 2007

Un week end de folie -première partie- Rien que du bonheur!

Et voilà, j'ai fait une gay pride à San Francisco, je peux cocher une case sur ma liste...

Mais d'abord un petit paragraphe pour le festival de films dont je garde un fantastique souvenir. Je n'avais pas forcément dans l'idée d'aller draguer en boite tous les soirs alors du cinéma, c'était parfait comme activité pre-pride. Tous les films n'étaient pas de la même qualité mais j'ai terminé en beauté avec Jeudi : "Nina's heavenly delight" qui mélange le suspens d'un concours de curry à Glasgow dans la communauté Pakistanaise, et une histoire d'amour. Et Vendredi : "Out at the wedding", l'histoire d'Alex qui, pour ne pas avouer à son père qu'elle épouse un homme d'origine africaine se retrouve à dire qu'elle est lesbienne puis à engager une lesbienne pour jouer sa petite amie afin de couvrir son mensonge ! L'ambiance était internationale et très conviviale, et puis, cela m'a permis de passer la semaine dans le Castro et la Mission au milieu d'un arc en ciel d'individus assez incroyable.

Après mise en ambiance, Samedi après midi, sous un soleil éclatant, j'ai rejoint les pentes herbeuses de Dolores Park et une dizaine de millier de lesbiennes pour le début de la Dyke march. Comme prévu nous avons eu les chants d'indiens américains puis un bon millier de lesbiennes seins nus qui écoutaient plus où moins les conseils du docteur sur la scène... Puis ont suivis, les danses africaines, les chanteuses de folk, les hip hoppeurs transsexuels, les poétesses, les discours engagés etc etc... La bière coulait à flot, certaines pique niquaient, cela sentait bon toutes sortes d'herbes, un peu partout tout le monde profitait du soleil, de la musique et de l'ambiance. A un moment je me suis dis que, contrairement à ce qu'un rapide premier regard pourrait laisser croire, l'énergie qui se dégageait de l'évènement restait incroyablement féminine. Je me souviens d'un pauvre hetero un peu perdu qui essayait vaguement de récupérer l'attention de sa petite amie en parlant fort et en rigolant mais, dans ce cadre, il devenait totalement anecdotique, sans importance. Autour de lui une dizaine de lesbiennes aux cheveux courts et aux épaules carrées semblaient bien plus à l'aise dans leur forme de masculinité que lui.

Vers 7 heures, c'est le vrombissement d'une centaine de moto qui nous annonça le début de la marche proprement dite. Il était temps de se diriger vers le croisement de Dolores et 18th pour aclamer les dykes on bikes qui sont ici de véritables stars. Puis nous étions parties pour une boucle d'environ 2 kilomètres dans Mission. Je dois dire que derrière une unique sono, au milieu de ces dix milles femmes qui se contentent d'envahir la rue, j'ai enfin retrouvé un peu du frisson de ma première gay pride. Sur les trottoirs et aux fenêtres les spectateurs acclamaient le défilé et avaient préparé des pancartes pour participer à leur manière, les filles soulevaient leur tee-shirt pour nous montrer leur seins, les policières acceptaient amicalement de poser pour les photos... De quoi mettre un sourire sur toutes les bouches alors que le soleil se couchait derrière les collines, illuminant de rouge le haut des palmiers.

Ensuite, et bien on était partis pour une soirée dans le Castro : le pink Saturday. Le principe est simple, on ferme Castro street aux voitures dans l'après midi, on met les soeur de la perpétuelle indulgence au service d'ordre et une immense sono avec des DJ et en avant jusqu'à minuit ! Avec la dyke march qui arrive juste à coté et toutes ces filles qui n'ont toujours pas remis leur tee-shirt, l'ambiance est... Sympathique. Il flotte un clair parfum de bacchanale mais malgré l'immense foule, j'ai été étonnée par le sentiment de sécurité qui se dégage de l'évènement. Comme si la possibilité d'être soi-même et le sexe rendait enfin toute violence suranée...

Après tout ce bonheur, il était temps d'aller se coucher pour être en forme pour le défilé du lendemain mais je pense que je me souviendrai de ce samedi ensoleillé de Juin.


PS les photos suivront plus tard

Sunday, June 24, 2007

Saturday, June 23, 2007

Pride, not prejudice


Est-ce que ce n'est pas le meilleur slogan de gay pride jamais trouvé ? (amis non-anglophile pensez Jane Austen....)

Et bien ça y est : le castro est plein à craquer. Étonnement la foule est bien plus diverse que ce que j'attendais : des filles et des garçon, des vieux et des jeunes, toutes les couleurs et toutes les tailles. On parle allemand, français, italien, suédois, texan. Tout le monde ne se comprend pas mais tout le monde souris, dans le bus au drug store... La grosse différence avec Paris c'est qu'ici s'organise avant tout, j'ai l'impression, une gay pride internationale, après tout SF est une petite ville et on attend plus de 200 000 personnes à la parade de Dimanche, ce qui représente tout de même un tiers de la population de la ville...

Hier c'était la trans march mais j'étais au festival de film - je vous parlerai plus tard de "nina's heavenly delight" et "out at the wedding" - aujourd'hui c'est la Dyke March, (pour les élèves du fond de la classe une dyke c'est une gouine et oui, c'est fait exprès et oui, il n'y a que nous qui avons le droit de le dire), une marche qui permet d'exprimer des revendications spécifiques aux femmes, cette année : un meilleur système de santé qui s'occupe spécifiquement des femmes et arrête de laisser les entreprises pharmaceutique inventer chaque année une nouvelle hormone cancérigène.

L'après midi commence par un concert dans Dolores Park qui s'ouvre traditionnellement par une "bénédiction" opérée par une tribu de natives américaines, et un auto examen collectif de nos poitrines (à la recherche de tumeur dans un premier temps au moins ) dirigée par une doctoresse... A 7h du soir, après diverses festivités, on part dans les rues de San Francisco derrière les "dykes on bikes" avec la sono, le parcours n'est pas divulgué à l'avance puisqu'aucune autorisation n'est demandée au système patriarcal... Les garçons sont les bienvenus du moment qu'ils restent sur les cotés... Ca promet...

Et demain à 10h30 parade sur Market Street et fiesta au civic center... Je vous raconterai tout ça plus tard après un ou deux jours de récupération...

Monday, June 18, 2007

Plein les yeux !

D'accord, si il y a un domaine ou San Francisco ne peut pas écrabouiller Paris c'est bien le cinéma. D'accord. Mais vous n'avez pas vu la salle du Castro theatre avec son bandonéon qui accompagne les pub et son décors rococo... Ici le festival de film LGTB c'est Frameline et il a 31 ans, il est dispercé dans trois salles de Castro et Mission et dure 11 jours. C'est "Les témoins" de Téchiné qui a fait l'ouverture, et comme c'est "la vie en rose" qui, il me semble, a ouvert le festival international de films il y a deux mois, je me dis que ça va pour le cinéma français, même si c'est pas exactement ma tasse de thé...


Mais revenons à Frameline. En regardant les programmes je me suis dit une chose. Le cinémas homo a l'air de faire enfin autre chose que du cinéma homo. J'ai l'impression que l'on sort du jeune Trevor qui sort du placard et s'engueule avec son père et de Linda et martha qui veulent faire un bébé. Peu à peu. Le choix d'histoire à l'air varié et passionnant mais on verra après une semaine de visionage parce que pour l'instant je n'ai que trois scéances derrière moi.

Hier soir il n'y avait plus de place pour le prometteur "Shelter", un film californien de Jonah Markowitch mais je reste sous le charme de l'accent anglais de Lisa Gornick la scénariste- réalisatrice- productrice- actrice de "Tick Tock lullaby" qui en plus est venue présenter son oeuvre. Ce film traite pour une fois de façon très intuitive et intime et non biologique ou légale de ce que ça veut dire pour une femme, passé trente ans, l'idée d'avoir un enfant, d'en vouloir un ou de ne pas en vouloir. Il mélange de façon souvent éclairante les histoires d'un couple de lesbiennes qui voudrait draguer un mec pour peut-être..., d'une célibataire qui décide soudain de coucher avec n'importe qui pour tomber enceinte et d'un couple hétérosexuel dont la femme ne veut pas d'enfant, ou au moins, pas avec cet homme...

Dans ces trois histoires les femmes jouent avec l'idée de la maternité, se battent avec leur peurs et leurs fantasmes et le film s'arrêtera de toute façon avant même que l'ont sache si elles sont enceintes parce qu'il travaille avant tout sur le symbolique. A un moment, Sarah, la lesbienne dont nous suivons principalement l'évolution, jouée par Lisa Gornick qui est donc aussi réalisatrice, s'interroge et pense à toutes ses grand mères, celles qui ont parcourues la Russie, sont arrivées jusqu'à la Turquie pour qu'elle puisse profiter de sa vie à Londres, "Faut-il que je sois la dernière branche de cette généalogie ? Qu'est-ce qu'elles en penseraient ?" se demande-t-elle. Et elle nous emmène ainsi dans un voyage qui interroge les genres, le sexe, le pouvoir, la confiance... Je ne m'attendais à vrai dire pas trop a entrer dans ce film, parce que bon les lesbiennes et les bébés c'est un peu comme je le disais plus haut la tarte à la crème des histoires de lesbiennes mais j'ai été heureusement surprise par une vraie personnalité... Avec un accent anglais... A voir.

Aujourd'hui, c'était plus politique avec d'abord une série de moyen métrage sur la religion, le sida, le chalking (l'art de laisser des messages sur le trottoire avec une craie!), les politiciens gays aux usa et les gays dans la police. (C'est toujours une expérience de visionner un films avec huit lesbiennes membre de la Sf police assises derrière soi... ) Et j'ai enchainé sur un documentaire "The fall of 55" commentant une chasse au sorcière qui s'est déroulé en 1955 à Boise (Idaho) et c'est terminé par l'emprisonnement d'une dizaine d'hommes pour "actes immoraux".

Je continue demain, peut-être avec le dernier Eytan Fox ("walk on water") intitulé "bubble", je vous donnerai des nouvelles (enfin je ne sais pas vraiment si j'ai un public quand je fais "pointu" comme ça mais au moins ça me permet de garder une trace... Et c'est Mon blog ;) )

Friday, June 15, 2007

Un peu d'histoire...

Dès le début de Juin, Market street, l'artère principale qui part du port de San Francisco, traverse les buildings, les grand magasin, passe le civic center et grimpe jusqu'au Castro sur plus d'un kilometre s'est retrouvé décoré de Rainbow Flag. Imaginez les champs Elysées et la rue de rivoli avec un drapeau arc en ciel à chaque réverbère... Personnellement je ne suis pas blasée et j'ai ressentie une certaine émotion en voyant cela. Je me suis aussi aperçu que j'avais encore oublié d'où venait le rainbow flag mais avant d'en venir là, un petit peu d'histoire pour les mauvais élèves.


C'est quoi ce qu'on appelle la gay pride (et qui se dénome exactement la lesbian gay bi and trans pride) ? Durant le mois de Juin 1969, dans le "Village" à New york, lassé de subir le harcélement des policiers, un petit groupe de drag queen, travestis et homosexuels décidèrent de ne plus se laisser faire et de reprendre le controle de "leurs" rues, résistant aux arrestations, devenus trop nombreux pour des forces de l'ordre qui préférerent reculer, il ne lancèrent pas mais posèrent le premier pavé de l'affirmation des droits des homosexuels. Ces événements restèrent dans les mémoires sous le nom de Stonewall même s'il n'y a pas vraiment eu de barricades plus l'idée que la répression s'arrêtait là et que personne ne se cacherait plus, au moins dans le village. C'est donc en mémoire de stonewall que, tout les ans, partout dans le monde, et surtout depuis les 25 ans de Stonewall en 1994, les queers en tout genre "reprennent la rue".

Et, en passant je profiterais de ce rappel pour faire deux remarques, d'abord, ami(e)s hétérosexuel(le)s qui venez faire la fête avec nous, au moins pensez-y, ce jour là nous accomplissons un geste qui pour nous a un sens profond, ce jour là comme à stonewall, NOUS reprennons la rue, alors ce jour là, NOUS sommes les plus visibles, ce jour là, NOUS sommes les plus nombreux. Et deuxième remarque, il me semble important de bien se souvenir qu'à Stonewall, comme souvent, ce sont les travestits, les drag queen, bref, les plus flamboyants d'entre nous qui nous ont montré le chemin. Ils et elles savent en général ce que c'est que le courage et c'est pour cette raison qu'ils et elles sont toujours un élément essentiel de toutes les prides.


Bon et le drapeau ? Le drapeau je l'ai gardé pour la fin parceque son histoire n'est pas si importante. Il est plus récent et a été crée en 1978 par Gilbert Baker pour la parade de San Francisco. Orinellement il était, rose pour symboliser la sexualité, rouge pour la vie, orange pour la santé, jaune pour le soleil, vert pour la nature, turquoise pour l'art, indigo pour l'harmonie et violet pour l'esprit... hum... San Francisco... Les années 70...

Pour pouvoir le reproduire en masse on a cependant ensuite éliminé le rose et le turquoise et l'indigo est devenu bleu. On a enlevé la sexualité et l'l'art...hum... Bref, ce dapeau est officiellement reconnu par "the international flag association" depuis 1986. Une version alternative existe sur laquelle a été ajouté une bande noire symbolisant l'épidémie du sida qui devra être déchirée et brulée le jour où un traitement sera trouvé.



Quoi qu'il en soit ce drapeau a au moins cela pour lui qu'il est magnifique et franchement, Bertrand devrait y penser parce que sur Market Street ça en jette !

Thursday, June 14, 2007

Photos

Cela fait longtemps que je n'ai pas posté de photos donc en voici plusieurs fournées.

D'abord une ballade dans la provinciale Marina un jour ensoleillé ou la brume rodait dans la baie :

http://s184.photobucket.com/albums/x11/mlleparker/marina/



Ensuite quelques images de mon Samedi à Santa Cruz, une petite ville de bord de mer entre deauville et Brighton avec les palmiers en plus :

http://s184.photobucket.com/albums/x11/mlleparker/Santa%20Cruz/

Et enfin une ballade sur Russian Hill au coucher du soleil...

http://s184.photobucket.com/albums/x11/mlleparker/russian%20hill/

Tuesday, June 12, 2007

Happy Michael Tolliver's day !

Si vous ne savez pas qui est Michael Tolliver, précipitez vous sur : "Les chroniques de San Francisco", en version originale, "Tales of the city", le meilleur guide jamais écrit sur San Francisco, son histoire, sa vie "culturelle"... Michael est le héros gay des chroniques et le maire de SF a décidé que le 12 Juin lui serait désormais dédié. Il faut dire que les Chroniques, une collection d'histoires légèrement abracadabrantes qui nous promènent dans toute la ville et des années 75 aux années 85, c'est Le livre de San Francisco.

Alors quand on est fan comment passer le Tolliver's day ? Moi en tout cas j'ai commencé par aller acheter "Michael Tolliver lives". Et oui ! Après je crois plus d'une dizaine d'années Armistead Maupin a repris la plume pour nous raconter ce qui est arrivé à Michael ces trente dernières années... Puis... Et bien, j'ai fais signer mon livre par l'auteur, qui m'a serré la main et m'a parlé en français, oui ! Je n'ai pas osé lui dire que c'est beaucoup grâce à lui que je suis à San Francisco mais en sortant de là j'étais guillerette comme une jeune fille qui vient d'approcher Justin Timberlake... Même si Armistead est gay et approche de la soixantaine !



Bon début n'est-ce pas ? Ensuite plus classiquement, comme la signature avait eu lien au Ferry building, je suis allée prendre un sandwich grillé aux beignets d'aubergine et mozzarella chez Molinari, l'épicier italien préféré de Mme Madrigal sur Colombus, puis je suis montée sur Télégraph Hill et je suis allée traîner sur les escaliers en bois qui redescendent derrière coit tower : les filliberts steps, là où se trouve l'ancienne résidence de Maupin.



Cette résidence a visiblement servie de modèle aux chroniques et ne se situe donc pas sur Russian Hill. La série télévisée cependant est bien retournée sur Russian Hill et s'est servie comme décors des marches de Macondray lane sur Jones au dessus de Union.


Et tout ça à quelques minutes de la maison. Magique non ?

Saturday, June 2, 2007

Une soirée dans la Mission

Un de mes quartiers préférés dans San Francisco demeure, après plusieurs visites, The Mission. Situé au sud-est, entre les très chics Portrero hills et le Castro, entouré de collines et donc protégé du vent et de la brume, ce petit coin ensoleillé rempli de palmiers est habité à vu d'oeil pour un tiers par des latinos, un tiers par des lesbiennes et un tiers par des bobo en tout genre... Évidemment les proportions varient selon les rues et comme partout, les anciens habitants latinos n'aiment pas trop voir les prix du logement augmenter mais tout le monde semble tout de même vivre en bonne harmonie. Bref, socialement Mission street c'est un peu la rue saint-maur de San Francisco... Avec encore plus de lesbiennes.



Dimanche dernier, je suis donc aller dans Mission pour le carnaval, une fête plus importante à San Francisco que le cinco de mayo, probablement parce qu'elle concerne l'ensemble des latinos et pas seulement les mexicains. Je n'ai pas vu le défilé parce que c'était encore un dimanche matin (vraiment quelle drôles d'habitude !) mais je suis allée au différents concerts séparés par des stands de babioles, bijoux, tee-shirt et nourriture... Bon, moi ça ne me rassure jamais vraiment d'être fouillée à l'entrée d'un évènement et de ne pas pouvoir tourner la tête sans croiser un policier mais en Amérique on enferme même les buveurs de bière dans un coin spécial entouré de barrières où il faut montrer ses papiers pour entrer ! Ca a un nom, ça s'appelle les "beer garden !" Bref, c'était pas la folie et il n'y avait pas grand chose à acheter mais j'ai mangé de délicieux tacos bien épicés et la musique était sympa.

Hier soir, la soirée était plus à mon goût. Je me suis enfin rendue au Dolores Park café, un grand bar-restaurant avec une terrasse et d'immenses baies vitrées qui donnent sur le Dolores park au coin de dolores (en photo plus haut) et 18th street. Il y avait un concert avec en première partie une fille toute seule avec sa guitare qui chantait de la folk musique et en invité principal un chouette groupe de folk avec une chanteuse tout a fait sympathique qui avait une guitare. En écoutant je dégustait un sandwich au seitan et au fromage fondu. Vous l'aurez peut-être deviné, dans la salle il y avait surtout des filles, enfin, surtout des lesbiennes, et pour ceux qui se posent la question, oui je peux vous l'affirmer sans avoir fait de sondage... L'ambiance était très amicale, et même si je n'ai pas vraiment engagé de discussion à part "ça va, ça va" et "chouette concert" j'ai passé une chouette soirée et la chanteuse m'a souris, deux fois !

Si vous aimez la musique de filles avec des guitares vous pouvez jeter un coup d'oeil à sa page my space : http://www.myspace.com/kateisenbergmusic

Ensuite je suis remontée vers Castro pour attraper la F line, d'un seul coup, il n'y a avait plus que des garçons dans les rues, c'était amusant. J'ai été acheter un bouquin, et je suis rentrée !