Thursday, May 31, 2007

En Californie il n'y a pas qu'Angelina qui adopte


"Notre famille n'est pas née par accident - nous l'avons planifiée. Nous avons pensé aux enfants qui grandissent tous seuls, nous savions qu'ensemble nous pourrions construire une famille extraordinaire. Quand vous pensez à avoir des enfants, considérez l'adoption d'un enfant plus âgé."

Cette publicité sera au mois de Juin visible dans les rues et dans les transports en commun de la ville de San Francisco. La campagne qui vise donc clairement la communauté homosexuelle est organisée par "adoption SF" qui regroupe la "human service agencie" un service de la ville et une association caritative " family builders" qui s'occupe de trouver des familles d'accueil et des familles adoptives pour les 1767 enfants qui a San Francisco sont "dans le système", l'équivalent de notre DASS.

En Californie l'adoption par des homosexuel(le)s en couple ou célibataires est légale et 50% des familles avec qui "Adoption sf" travaille proviennent de cette communauté. Sur le site il est expliqué que de 25 à 40 % des enfants qui sont rejetés ou maltraités par leur famille et qui ont fuit volontairement ou ont été recueillis par les services sociaux se trouvent être homosexuel(le)s, transsexuel(le)s, ou se posent des questions sur leur identité. Ils se retrouvent en sur-représentation dans les centres d'accueil mais subissent néanmoins plus de violences, notamment sexuelles, et ont plus de risques de devenir des usagers de drogue, d'avoir recours à la violence et finalement de fuir dans la rue où ils disent se sentir plus en sécurité. C'est pour cela qu'un appel est lancé aux familles homosexuelles souvent plus apte à répondre à leur besoins. Mais les familles homosexuelles se trouvent également bien placées pour répondre à un probleme rencontré par tous enfants du système : en grande majorité de couleur et portant souvent déjà les stigmates de leur enfance difficile, ils sont en effet tous confrontés à la discrimination, un concept qui n'est jamais étranger au familles homosexuelles. Cela me semble tellement aller de soi...

L'église catholique a bien râlé un peu l'année dernière au niveau national, mais les associations caritatives catholiques de San Francisco, bien embêtées puisqu'elle organisent régulièrement des adoptions avec des parents gays, ont choisi de garder le silence... Et de continuer de travailler avec "family builders".

Chasse à la baleine

Vous ne le savez peut-être pas mais il y a une quinzaine de jours une maman baleine et son petit se sont perdus dans le fond de la la baie. Les autorités avaient beau tout faire pour les empêcher de remonter la rivière dans le mauvais sens cela ne fonctionnait pas et l'eau douce attaquait peu à peu leur peau... Jusqu'au moment où tout le monde a tout arrêté et d'un coup les baleines ont décidé que non, décidément, ce détour n'était pas un racourcis et ont fait marche arrière. Mardi soir on les avait aperçu au large de Tiburon en face de San Francisco. Comme d'habitude elles dormaient la nuit, on croyait qu'on allait les voir Mercredi matin mais non, elles avaient profité de la pleine lune pour se faire la malle en pleine nuit, cap sur les plages du Mexique !



Ceux qui me connaissent savent que je ne pouvais pas résister. Réveillée à 7h par les hélicoptères des News channels, j'ai passé moi aussi, comme beaucoup de locaux, de journalistes et de touristes, la journée à scruter les ridules de la baie. J'ai marché sur les plages entourée de chiens et de joggers, admirée une nouvelle fois le colossale Golden Gate bridge, grimpée, enfin, sur les falaises pour découvrir la lumière très particulière du Pacifique, une lumière que rien n'arrête et dont on peut presque sentir la force.

Je crois que c'est vraiment ce que j'aime le plus ici : pouvoir prendre un bus et en dix minutes se retrouver dans la nature en face de l'océan.

Comme les albums de yahoo étaient vraiment de trop mauvaise qualité, je tente photo bucket en l'honneur de mon nouvel appareil : voici le lien faite moi signe si il y a un problème.

Friday, May 25, 2007

It is a period of civil war...

Mais non, rassurez-vous, je ne vous fais pas le coup de l'appel du 18 Juin mais aller... Cherchez... "It is a period of civil war. Rebel spaceships, striking from a hidden base, have won their first victory against the evil Galactic Empire." Voilà, vous avez trouvé. C'était il y a très longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine : le 25 Mai 1977, alors ami(e)s rebelles - oui, je sais que cela ne vous inclut pas tous - je vous propose un instant de recueillement pour les trente ans de Star Wars et... Que la force soit avec vous !

Plus sérieusement, alors que je faisais la vaisselle en me demandant si j'allais encore me rendre ridicule en essayant d'expliquer pourquoi Star Wars a eu autant d'impact sur mon existence qu'Emmanuel Kant, j'ai d'un seul coup trouvé un meilleur sujet d'investigation : et si tout pour moi avait commencé avec Star Wars ? Je m'explique...

En France, la saga n'allait commencer que le 19 Octobre, j'ai donc vu "A new hope" à l'âge de 5 ans et demi. Cette année là, mes parents avait essayé d'aller vivre à New York. De là-bas, mon père m'avait envoyé des cassettes qui me parlaient de taxi jaunes, d'écureuils gris et de yaourts congelés gros comme des pots de fromage blanc, des messages venus d'un monde lointain où il vivait des aventures passionnantes. J'avais bien failli y aller dans ce monde lointain, très lointain, mais on n'avait pas voulu de nous quand ma mère était revenue me chercher... Alors papa avait fini par revenir et un mois plus tard il savait déjà qu'il y avait une chose à ne pas rater : Star Wars !



Je me souviens bien que ma mère ne m'a pas pas laissé voir le début du film, les colère de Darth Vader et surtout cette étrange scène avec Leïa et le petit robot noir qui va lui faire des choses pour la forcer à parler... Je me souviens d'avoir adoré R2D2 et C3P0 et d'avoir été fascinée par Luke Skywalker et sa capacité à sauter dans le vide en embarquant une princesse sous son bras au passage. Cet homme était extraordinaire et je voulais sa coupe de cheveux !

Alors, j'ai commencé à dormir avec un sabre laser (un vrai rouge, qui s'allumait) et à tendre la main vers les pots de yaourt avec l'espoir qu'un jour l'un d'entre eux sauterait dans ma paume. Mais au-delà de ça, je sais aussi que j'ai commencé à rêver d'un pays magique où on pouvait vivre des aventures extraordinaires, ou on fabriquait des sabres laser et où on croyait probablement aux Jedi. Imaginez aussi que mes parents m'avaient ramenée un blouson doré, un tee-shirt de football américain qui m'arrivait au genoux, une lunch box (les américains amenaient leur déjeuner à l'école, ils n'avaient pas à subir la cantine!) et un skate board ! Les Etats Unis n'avaient pas finis de m'émerveiller.

Enfin, ces réflexions sur la naissance de mon rêve américain m'ont amenée à d'autres considérations : je sais pertinemment que j'étais fascinée par Leïa et sa robe blanche mais je n'ai jamais voulu me faire des tresses, je n'ai jamais voulu être une princesse même chef de la rébellion, je crois plutôt que je savais déjà que j'étais un Jedi, que je maîtriserai la force et que j'irai moi aussi un jour sauver des princesses ! Obiwan l'avait dit, il fallait croire son instinct ! Que mes parents me contredisent si je me trompe mais je crois bien que c'est cette année là que j'ai commencé à refuser catégoriquement de porter des robes ou des jupes, c'était ma dernière année de maternelle. Je sais cela n'a plus l'air si cool d'avoir Luke Skywalker comme rôle modele mais je ne savais pas encore que Leïa aussi avait la force et que Carrie Fisher deviendrait plus tard un écrivain toujours aussi sexy alors que Marc Hamill allait se détériorer à la vitesse de la lumière... A cinq ans et demi, je ne savais pas encore tout. Au moins je n'ai pas honte de compter Leïa parmis mes premiers amours et après tout est-ce que Luke n'est pas quasiment une lesbienne parfaite selon au moins les critères de l'audiovisuel avec sa sale coupe, son destin totalement désexualisé et ses tendances new age ?! Hum... De nouvelles perspectives d'interprétation de la première trilogie s'ouvre à moi...




En tout cas, trente années plus tard, même si - et ce n'est pas faute d'essayer - je ne peux toujours pas faire bouger des pots de yaourt par le simple pouvoir de ma volonté, je suis aux Etat-Unis, dans le pays des frozen yogurt, dans la ville de Georges Lucas, et j'invente toujours des histoires de princesse à délivrer et de quêtes initiatiques...

Et avant que vous ne me le fassiez remarquer, oui j'ai appris depuis que les princesses préfèrent les Han Solo et que les Luke Skywalker sont destinés à se torturer leur propre tête dans des grottes... Mais il était trop tard... Et oui, les révélations du retour du Jedi m'ont sûrement perturbées mais j'étais déjà plus grande !

Wednesday, May 23, 2007

Photos encore...

J'ai rajouté une trentaine de photos sur un album. Il s'agit de brume, d'une ballade à la marina, d'une après midi à sausalito de l'autre coté de la baie et d'une traversée de la ville d'ouest en est.

Monday, May 21, 2007

Bay to breakers

A San Francisco, le troisième dimanche du mois de Mai, 60 000 personnes se lèvent à 8h du matin et s'en vont traverser leur ville de la baie à l'est, jusqu'à l'océan à l'ouest, et en courant, enfin, plus ou moins : c'est le Bay to Breakers. Comme il s'agit de San Francisco cependant, en réalité, une trentaine de personnes se déguisent en coureurs kenyan et terminent le parcours en 40 minutes alors que le reste du contingent, se déguisent en tout et n'importe quoi et achève péniblement la moitié de la course en trois ou quatres heures... Il faut dire qu'entre temps certains auront avalé plusieurs litres de bières, et certains auront essayé d'avancer en costume de gorille, de banane, de bouteille de bière ou de lapin géant...


On dirait que les San Franciscains attendent la moindre occasion pour sortir les costumes. Parce qu'ici on ne parle pas de quelques personnages hauts en couleurs entourés de trente spectateurs ébahis. Ici on parle d'une marée de costumes tous plus inventifs les uns que les autres. Là, une fausse manif proteste pour l'abaissement du salaire minimum et l'interdiction de la liberté de parole, ici un groupe de Tom Cruise, représentent l'acteur dans chacun de ses rôles, des pièces de Sccrabble forment des mots à volonté... Il y a des gens tout nu, de faux policiers qui essayent de les verbaliser, des dizaines d'Elvis Presley, des spartiates, michael Jackson, wonder woman... Le spectateur n'a même pas le temps de comprendre tout ce qu'il voit défiler : C'est la fête. Et nous ne les avons pas vu mais il parait qu'un groupe de saumons se lancent dans la course à l'envers en criant "on veut faire des bébés !"




A la fin de la "course" on traverse le Golden Gate Park où les choses se dispersent un peu et on arrive sur l'immense plage et l'océan Pacifique. Là, on revient dans le Park parce qu'il y a un vent à faire s'envoler les costumes de flamant rose : il n'est malgré tout que midi, alors on s'assoit dans l'herbe, il fait beau. A droite un poussin s'écroule et s'endors, à gauche les villages people se restaurent, vous commandez une bière à une vahiné et vous profitez des envolées de la guitare de la bassiste punk...




Il faut vraiment que je me trouve un déguisement pour la gay pride ! Ou même le carnaval, c'est dans quatre jours !

Le reste des photos est en ligne ici

Friday, May 18, 2007

J'ai trouvé mon animal totem !


Si vous voulez méditer sur des valeurs plus transcendantes je vous offre un petit résumé de mon reportage photographique sur les sea lions... Enjoy... And remember : BREATH...

cliquer ici pour voir l'album

Honte

Une partie de mon cerveau le savait : quand on vit dans le déni un jour la vérité vous attend au tournant et vous vous prenez un sale coup sur le nez. Je ne voulais pas voir. J'avais supprimé toutes les unes françaises de ma page d'accueil, je n'allais pas lire, je préférais prendre l'air et le soleil à San Francisco ! Mais ce matin j'ai craqué, au fond de mon crane, une voix me demandait de constater l'inimaginable...

Ça y est. Elle a gagné la mégère qui brandissait sa bible dans l'enceinte de l'assemblée nationale, elle est ministre de la France celle que j'ai vu lâcher ses bouledogues rasés sur des militants d'Act Up au cri de "les pédés au bûcher" alors qu'à l'assemblé d'autre bouledogues, en cravate ceux-là, comparaient l'idée d'un couple homosexuel à de la zoophilie la faisant rire à gorge déployée, elle va s'occuper de la ville l'envoyée de l'opus deï qui organisait encore récemment des prises d'otage de cliniques pratiquant l'avortement... Et Kouchener s'empresse de prendre sa part de gâteau à ses cotés le misérable, et Bachelot perd à tout jamais sa dernière ombre de dignité... J'ai bien failli en vomir mon petit déjeuner.

Ça y est. La France a un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Et moi j'ai honte. Jusqu'à maintenant je crois que cela résonnait comme une blague : ce n'était pas possible. Si. Seul un étourdissant silence résonne dans ma tête... Un ministère de l'immigration et de l'identité nationale...

Et je ne veux même plus me battre contre ce pays malade qui n'a jamais rien appris de son passé malodorant et qui oublie toujours trop vite ses sursauts de génie. J'ai craché Versailles loin de moi, je ferai pareil avec la France. De cette ville haïe j'aurais au moins appris cela, on peut tourner le dos, on peut partir. Je ne suis plus française : je viens de France, et il y aura désormais dans ma voix la même honte que lorsque j'avoue que je viens de Versailles.

Monday, May 14, 2007

Bande son

J'aime les longs plans fixes parce qu'ils permettent, par exemple, de s'intéresser aux sons. J'avais envie de parler des sons de North Beach.

On discerne d'abord la ville bien sûr : le grognement atténué de la circulation, l'occasionnelle sirène des pompiers, de la police où d'une voiture qui se sent abandonnée, mais sur WaterStreet on entend aussi les "Cable Cars" qui déboulent de la colline de Nob Hill et arrivent à leur point d'arrivée sur le Fisherman's warf en faisant entendre le tintement de cloche qui distingue chacun d'eux, et certain peuvent être assez sophistiqués. Chaque demi heure l'église de Washington square ajoute une note exotique et sonne comme Big Ben. Pourtant, ce qui reste le plus spécifique au quartier se sont les sons des animaux, d'autant plus remarquables qu'ils sont assez inattendus.




Le week end dernier alors que les température s'envolaient vers la trentaine, les fameux lions de mer du Pier 39 se sont énervés, ça sérénadait jour et nuit. Pensez à une centaine de chattes en chaleur avec légèrement plus de coffre !!! Heureusement les températures ont baissées depuis et ils ne poussent généralement plus leur ridicules grognement qu'au levé et à la tombée du jour.




Les deuxièmes bruyants locataires du quartier ne viennent pas de la mer mais de la jungle, il s'agit d'une bande de perroquets sauvages qui vivent sur les Filibert steps à l'est de Telegraph Hill. C'est là qu'un gentil hippie sans le sou ni travail qui logeait dans une cabane de jardin les a nourris et étudié pendant des années et ils constituent désormais une escadrille d'une bonne cinquantaine d'oiseaux. De temps en temps ils décident, souvent quand le soleil passe à l'ouest en milieu d'après midi, d'aller faire un tour sur Russian Hill ou plus loin dans Lafayette park. Or, je ne sais pas si vous avez déjà entendu un perroquet mais c'est extrêmement bruyant ! D'un seul coup ça se met à piailler comme si c'était la guerre chez les oiseaux, c'est parfois très impressionnant ! - Si vous voulez en savoir plus je vous conseille le film "les perroquets de Telegraph Hill"-




Quand on travail devant le plan fixe des collines de la baie vous pouvez me croire, tout cela constitue une bande son intéressante...

Tuesday, May 8, 2007

Welcome Home !

Passons à autre chose. Je dois l'avouer, la semaine dernière, j'ai eu un petit coup de mou. Je suis humaine après tout. J'avais trop rêvé, trop espéré, j'étais soudain saisi par la peur d'être déçue, rattrapée par la routine, San Francisco était peut-être après tout, une ville comme les autres... Ce n'est pas grave me disais-je, seul le voyage compte et si je suis rattrapée par L'ennui telle une existentialiste au regard fatigué fumant ses gitanes et bien j'irai ailleurs ! Femme de peu de foi que j'étais...

Jeudi matin je décidais de réagir et j'étais en route pour le Castro dans un des vieux tramways de la ligne F qui remonte Market street. Il ne faisait pas très beau mais je décidais tout de même de profiter du charmant patio du café flore pour déguster mon veggie burger ( je suis accro au veggie burger maintenant ) en lisant la presse locale, et par locale, j'entends gay, "The bay area reporter" et le "SF bay time". Ensuite, et bien, il était temps d'aller... Dans une librairie. J'entrai donc au "City light book store" et trouvait un roman d'une écrivaine locale : Michelle Tea, et par locale, j'entends gay mais aussi habitant The Mission, juste à l'est du Castro, le quartier mexicain mais aussi des lesbiennes qui n'ont pas les moyens de vivre dans le Castro.

Je me promenais de vitrine en vitrine et plus l'après-midi avançait, plus je croisais de sourire et plus finalement, tout allait mieux, "L'ennui" se dissipait comme la fumée de sa Gitane. Arrivée à la boutique de Human right Campaign, je décidais d'aller acheter un tee-shirt et discutais avec un charmant garçon. Comme il me demandait si j'étais déjà venu à Sf, je répondait que oui et que j'étais de retour pour trois mois tellement l'expérience m'avait plu, surtout que je mourrais d'envie de voir la gay pride en juin. Il s'est contenté de prendre ma main dans les siennes et de me dire "Welcome home!" Je suis sortie souriante, je regardais toute la perspective de Castro street, une rue tout à fait banale avec son épicier bio, son coiffeur, sa pharmacie, ses cafés, son cinéma, son cours de yoga, ses sex shop... Mais où tout, du touriste en goguette, à l'affiche publicitaire en passant par le vendeur de journaux, est gay, comme dans un monde parallèle. Et là je m'suis dit "Ouai... Cool"





Inutile de vous préciser que j'allais mieux, je suis donc entré dans une boutique new age. Mon point de vue, c'est que pour comprendre la Californie, il faut aussi en passer par là, c'est la culture locale après tout. La boutique s'appelle planet weaver et vend de tout, de la bougie, au cristal magique, du livre de self help, au ganesh en pierre... Moi j'ai acheté un bouddha mais pas de cristal magique qui apporte le bonheur...

Ensuite, et bien j'ai croisé un réfugié tibétain qui a proposé de m'épouser pour que j'obtienne une green card, mais là ça commençait à faire trop alors je suis rentrée !

Vendredi, après avoir écris toute la journée, j'étais en boite toute la nuit, Samedi je faisait la fête pour le cinco de mayo en me baladant dans mon quartier préféré : The Mission alors que les températures grimpaient au-dessus de 25 degrés. Alors, non, je n'ai plus aucun doute, entre San Francisco et moi c'est à nouveau la passion !

Monday, May 7, 2007

Le 6 Mai 2007


Parfois une image exprime mieux certaines choses que de longues phrases... Je crois que je n'ai pas vraiment envie d'en dire plus sur le sujet...

Saturday, May 5, 2007

Photos encore...

Je suis allée fêter le Cinco de Mayo (la défaite française face au Mexique) dans Mission aujourd'hui, alors je n'ai pas écris mais j'ai chargé quelques photos sur un album Yahoo que vous pouvez consulter à cette adresse :

http://fr.pg.photos.yahoo.com/ph/mlleparker/album?.dir=/c697scd&.src=ph

Je préfère ne pas penser aux élections, que la force soit avec nous...

Friday, May 4, 2007

Photos

Je sais bien, j'écris beaucoup et il n'y a pas d'images. C'est que Raphy ne veut pas me ramener sa carte usb qui lit la carte de son appareil photo et comme tout cela ben, c'est à lui, je ne peux pas grand chose. En attendant voici ma chambre et ses drapeaux de prières tibétains et un auto portrait au MacBook... (Ce n'est pas une gigantesque bouteille à coté de mon lit mais une lampe...)


















The Green Apple Bookstore

Lundi, alors que Raphaël et moi apprenions que les déménageurs avaient une journée de retard après nous être réveillé à 7h du matin... Un peu dans le coletard donc... Je décidais d'aller acheter des livres chez Green Apple. Acheter des livres est toujours bon pour le moral !
La librairie Green Apple se situe dans Inner Richmond, au croisement de clement, le deuxième quartier chinois, et de la 6th, sous le presidio. On peut y aller, et ça vaut le coup, en sortant du musée de la légion d'honneur. De toutes les librairies que j'ai visité, et les librairies remplacent un peu pour moi les églises, c'est celle que je préfère parce qu'elle est sans prétention et qu'on peut y rester des heures.

De l'extérieur déjà on a du mal à repérer l'entrée étroite et dissimulé derrière les étalages de livres d'occasion à 1$, on se glisse dans le vestibule et là on se retrouve la vue bouchée - surtout quand on culmine à 1m63 - par plusieurs étagères pleines à craquer et des mur couverts jusqu'au plafond de livres neufs ou d'occasion, de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Pas de décorations, pas de bois ciré ou d'escalier en double hélice, juste des livres, partout, du sol au plafond. On peut donc rapidement aller se cacher dans un coin, histoire de s'acclimater.
Là, de plus près, on découvre qu'une forme d'ordre existe tout de même au sein du chaos. Il y a des thèmes, des livres mis en valeur, et de temps en temps surtout, une petite note écrite à la main par un des vendeurs punaisée à l'étagère pour signaler un livre particulier. A ce moment-la, si on avait juste l'intention de passer une heure ou deux au milieu des livres, on comprend qu'on est exactement au bon endroit. D'autant plus qu'on commence à comprendre qu'il y a une deuxième grande salle sur le même modèle au fond, et qu'il y a un escalier au bout à gauche. En haut se trouve un nouveau labyrinthe, quatre ou cinq pièces pleines à craquer de livres : histoire, voyage, religion, spiritualité, bien être, women studies, gay and lesbian studies, queer studies, transgender studies... etc etc... Chacun à son étagère... Pas compliqué donc de s'isoler pour lire quelques pages ou, qui sait, attendre quelqu'un qui partagerait les mêmes centres d'intérêts !

J'ai acheté : "Boonville" de Robert Mailer Anderson, sur la vie dans une "commune " de californie du nord ; "If you want to write" de Brenda Ueland, écrit en 1938 par une prof d'écriture du Minessota et enfin "Buddha" de Karen Amstrong. Les Hippies, l'écriture et le Bouddha, cela résume bien mes centres d'intérets en ce moment.

Thursday, May 3, 2007

Ségolène Royal part 2

Moi j'ai adoré le débat. Adoré au sens où j'y ai pris du plaisir. Je ne pense pas que ça va changer le résulat des élections mais peu importe. J'ai jubilé à chaque fois qu'elle lui coupait la parole, le mouchait, le ridiculisait même, c'était juste le plaisir futile de la regarder le détruire en donnant l'impression qu'elle pouvait continuer toute la nuit. Lui il essayait de se faire pardonner, tout poli, il montrait à la maîtresse qu'il avait bien appris sa leçon : pathétique. Vraiment ? Les français veulent l'envoyer dans des réunions internationnales ? Je ne comprends pas. Elle a été brutal mais il ne méritait rien d'autre et si après cela il a besoin de viagra pendant un certain temps... Tant pis pour lui !
Après coup ce débat m'a permis de comprendre une chose : quel que soit le résultat dimanche, Ségolène Royal aura changé les choses. Elle aura montré à tout les éléphants qui ne veulent pas laisser la place, à tout les nains argneux et méprisant, à la France, à moi, qu'une femme peut se faire insulter, attaquer, qu'elle peut avoir à jouer la carte de la beauté, qu'elle peut avoir à se battre pour montrer sa compétence, qu'elle peut avoir à imposer un style différent, et, encore et encore, garder la force de continuer, avec le sourire sans jamais passer dans le camp des victimes. Elle aura continué le combat jusqu'au tout dernier moment, et même si elle s'est offert le plaisir de bien marqué sa victoire morale : elle l'avait mérité. Merci ségolène !

Wednesday, May 2, 2007

Ségolène Royal part 1

Avec tout nos déménagements-aménagements, je n'ai pas le temps de faire grand chose surtout qu'il est difficile de ne pas commencer la journée par les nouvelles de la campagne. Débat avec Bayrou, Charlety, ce soir Le débat... Ségolène Royal à l'air de plus en plus à l'aise. Il était temps... Non, mais charlety c'était grandiose : " Voulez-vous la liberté ? etc..." Oui bravo ! Jamais le Jospin il aurait osé ça. J'avais l'impression très nette que le fantôme de Mitterrand ne trainait pas trop loin.
Galvanisée, j'ai décidée de trainer Raphaël à une réunion informelle du partis socialiste de la baie, histoire de voir. Il y avait là une bonne cinquantaine de personnes pas tous français, surtout des femmes et surtout des profs de français, et un open bar... Presque tout le monde avait vu Charletty et tout le monde croyait qu'elle gagnerait, ici personne n'a l'air de croire que Sarkozy va passer. J'arrête là... Le débat commence.