"Notre famille n'est pas née par accident - nous l'avons planifiée. Nous avons pensé aux enfants qui grandissent tous seuls, nous savions qu'ensemble nous pourrions construire une famille extraordinaire. Quand vous pensez à avoir des enfants, considérez l'adoption d'un enfant plus âgé."
Cette publicité sera au mois de Juin visible dans les rues et dans les transports en commun de la ville de San Francisco. La campagne qui vise donc clairement la communauté homosexuelle est organisée par "adoption SF" qui regroupe la "human service agencie" un service de la ville et une association caritative " family builders" qui s'occupe de trouver des familles d'accueil et des familles adoptives pour les 1767 enfants qui a San Francisco sont "dans le système", l'équivalent de notre DASS.
En Californie l'adoption par des homosexuel(le)s en couple ou célibataires est légale et 50% des familles avec qui "Adoption sf" travaille proviennent de cette communauté. Sur le site il est expliqué que de 25 à 40 % des enfants qui sont rejetés ou maltraités par leur famille et qui ont fuit volontairement ou ont été recueillis par les services sociaux se trouvent être homosexuel(le)s, transsexuel(le)s, ou se posent des questions sur leur identité. Ils se retrouvent en sur-représentation dans les centres d'accueil mais subissent néanmoins plus de violences, notamment sexuelles, et ont plus de risques de devenir des usagers de drogue, d'avoir recours à la violence et finalement de fuir dans la rue où ils disent se sentir plus en sécurité. C'est pour cela qu'un appel est lancé aux familles homosexuelles souvent plus apte à répondre à leur besoins. Mais les familles homosexuelles se trouvent également bien placées pour répondre à un probleme rencontré par tous enfants du système : en grande majorité de couleur et portant souvent déjà les stigmates de leur enfance difficile, ils sont en effet tous confrontés à la discrimination, un concept qui n'est jamais étranger au familles homosexuelles. Cela me semble tellement aller de soi...
L'église catholique a bien râlé un peu l'année dernière au niveau national, mais les associations caritatives catholiques de San Francisco, bien embêtées puisqu'elle organisent régulièrement des adoptions avec des parents gays, ont choisi de garder le silence... Et de continuer de travailler avec "family builders".







