Wednesday, July 11, 2007

Les photos de la dyke march



Désolée pour le délai et désolée pour la mauvaise qualité des photos. Ce jour là nous sommes passé du grand soleil en plein air aux rougeoiements du coucher de soleil pendant la marche et mon appareil n'a pas suivis. Et puis aussi, j'avais autre chose à faire que prendre des photos !

Enfin bon, vous les trouverez à cette adresse :

http://s184.photobucket.com/albums/x11/mlleparker/dyke%20march/

En triant ces photos je me suis aperçue à quel point cette journée résonnait encore en moi. J'y ai retrouvé des émotions semblables à celle de ma première gay pride, sans doute un sentiment d'appartenance à une communauté, une culture, une vision du monde.

Finalement, dans la vie de tous les jours, quand on s'est éloigné de la communauté homosexuelle parce qu'on ne peut pas non plus y rester enfermée : ce n'est pas si simple de continuer à savoir qui on est. De continuer à gérer ses contradictions sans succomber à la tentation du conformisme, en apparence rassurant mais en vérité le plus souvent générateur d'angoisses. Pour être plus précise, par exemple, ce n'est pas si simple de faire cohabiter une identité biologique féminine et une identité culturelle qui remet en cause la partition dualiste trop simpliste des sexes en contredisant cette identité biologique. Plus clairement : à trop vouloir être reconnue comme femme on fini souvent par ne plus être reconnue comme lesbienne et vice versa... On croit vivre une contradiction qui n'en ai pas une. Hey, on peut être femme et butch, hey, on peut même être femme et homme, en même temps ! Une après-midi à Dolores Park, un 23 juin ensoleillé suffit à se convaincre que la vie, le désir, les jeux de genre sont bien plus subtils que ce qu'on essaye de nous faire croire, bien plus riches, bien plus joyeux.

Même si en arrivant à San Francisco j'avais déjà sentit la tension se détendre, le regard des autres jauger selon d'autres critères, cette journée au milieu de 10 000 dykes aura sans doute, encore une fois, rassurée en moi la jeune butch de 15 ans qui grandissait à Versailles et ne savait ni comment se coiffer, ni comment s'habiller, ni comment parler, ni comment expliquer son désir...

Je ne m'étendrai pas plus sur le sujet, je pense qu'un roman de 200 pages fera mieux l'affaire ! Mais lesbiennes de tout les pays, si vous le pouvez, venez un jour participer à la dyke march de San Francisco, je suis sure que c'est moins cher qu'un an de thérapie...

Tuesday, July 10, 2007

Hey now, Hey now...

"Hey now, Hey now, don't dream it's over, hey now, hey now..." Alleluia, un nouvel album de Crowded House sort aujourd'hui ! C'était 1987, je découvrais les joies des journées devant MTV en Floride et la voix claire de Neil Finn me suivait partout "they come, they come, to build a wall between us, we know they won't win" Je ne comprennais pas tout, Neil aime bien choisir son vocabulaire, laisser des phrases ouvertes à l'interprétation, peu importe, la forte rythmique du roi de la batterie Paul Hester et les mélodies pop des guitares m'entrainait toujours à chantonner. "Hey now, hey now... they come to built a wall between us, don't ever let them win."


Ensuite, il y a bien eu trois ou quatre tubes, mais dans l'ensemble le groupe est rapidemment passé sous les radars du top 50 malgré quelques succès en Angleterre. En France, personne ne connaissait vraiment. C'était encore mieux ! Moi j'achetais toutes les cassettes (oui, les cassettes, pour le walkman!) et je connaissais toutes les paroles par coeur. Quand on me demande quel est mon groupe préféré je n'ai jamais aucune hésitation. Depuis 20 ans ! Il y a eu de grandes chansons : "Fall at your feet", "Better be home soon", "Together alone" à vous arracher des larmes à chaque fois : "I am still your friend when you are in need as I once will always be"...



Et puis le batteur dépressif à fait des siennes, le frère de Neil, Tim, est bien passé donné un coup de main, mais le groupe a fini par se dissoudre en 1996 après un mémorable concert à Sydney disponible en DVD. Il y a deux ans le batteur a fini par se donner la mort.

Mais ça y est, Crowded house est reformé, part en tournée, et l'album "Time on earth" est sortit. Un vrai plaisir qui s'épanouit après la trois ou quatrième écoute. Le son original de Woodface, le deuxième album, la voix de Tim bien sur et toujours cette energie qui leur permet de ne jamais en faire trop. Pas d'effets impressionnants, pas de "son nouveau", de provocation ou de cris. Juste la poesie simple, efficace, vraie, de Tim et les ritournelles qui trottinent dans la tête. Le single c'est : "Don't stop now", qui semble anodin mais qu'on n'oublie plus "all I want is something I can write about, all I want is something I can cry about. Don't stop now." Ma préférée c'est "She called up" avec son refrain irrésistible et la petite note ironique de synthé : " A wisper that can blow a chasm wide, it took us all, it took us all... She called up and give me the news... lalalalalala". Mention spéciale pour "Even a child" qui commence très plat puis s'envole comme souvent les chansons de Crowded House "Even a child know you can't fake it, a promise is only given once..."

Allez donc écoutez sur my space : http://www.myspace.com/crowdedhouse


"I know, you got to fight the plan, you got to bend the rules..."

Thursday, June 28, 2007

Only in San Francisco

Deux publicités dans le même bus.



Comment survivriez-vous pendant 72 heures ? A gauche à coté des sushis : sympa à avoir, à droite à coté des boites de thon : ce que vous devez avoir !



Alors qu'une loi interdisant de fumer dans les parcs vient d'être adoptée, SF pride vous informe que le Civic Center Plaza et le UN Plaza deviendront des espaces non fumeur pendant les fêtes de la pride de cette année : depuis quand la cigarette fait-elle partie de notre communauté ?

Wednesday, June 27, 2007

Un week end de folie -deuxième partie- Le défilé

Dimanche, pour la parade, l'ambiance s'annonçait radicalement différente. Déjà il a fallu y être à 10h 30 du matin. Et puis, à San Francisco, la pride elle-même est très différente de ce qu'on connait à Paris. Seules les associations et divers groupes défilent, le public reste sur le trottoir derrière les barrières. C'est certainement moins amusant mais le message est beaucoup plus fort. Cela donne au défilé un coté 14 juillet de la planète gay.

Nous sommes donc restés là, au soleil sur Market street, entre les buildings, à regarder défiler : les parents gay, les parents de gay, les cyclistes, les cuirs, les latinos, les barbies mais aussi, les policiers, les pompiers, les éboueurs, les avocats, google, bud light, delta airlines... A peu près tous les groupes imaginables, près de 200, accompagnés de stars, d'héros de la cause, du maire, de quelques sénateurs et d'officiels de la villes en tout genre - dont la nouvelle "police commissionner", chargée de superviser la police qui est transsexuelle et directrice de "Good vibrations" le plus célèbre sex shop de San Francisco... Il y en avait en tout pour plus de 4 heures ! On sort de là avec la très claire conviction que oui, évidement, bien sûr, il y a des homosexuel(le)s, bisexuel(le)s, transsexuel(le)s partout dans la société.

Ensuite, vers 15 heures donc, tout le monde s'est dirigé vers la mega fête qui s'étale dans toutes les rues qui entourent City Hall (la mairie). 400 stands en tout genre, 8 scènes, une pour les asiatiques, une pour les latinos, une pour les filles, une pour les transsexuels etc... Plusieurs centaines de milliers de personnes... A vraie dire : un petit peu trop pour moi. A ce moment là j'ai commencé à sentir une immense fatigue tomber sur moi mais ce genre de fatigue qui dessine un léger sourire sur vos lèvres, la fatigue des enfants qui ont joué toute la journée, qui est autant physique à vrai dire, qu'émotionnelle.

J'ai toutes sortes de souvenirs plein la tête et, je ne sais pas encore dans quelle mesure, ou je ne sais pas encore comment le dire, mais je sais que je ne suis déjà plus la même.

Monday, June 25, 2007

Un week end de folie -première partie- Rien que du bonheur!

Et voilà, j'ai fait une gay pride à San Francisco, je peux cocher une case sur ma liste...

Mais d'abord un petit paragraphe pour le festival de films dont je garde un fantastique souvenir. Je n'avais pas forcément dans l'idée d'aller draguer en boite tous les soirs alors du cinéma, c'était parfait comme activité pre-pride. Tous les films n'étaient pas de la même qualité mais j'ai terminé en beauté avec Jeudi : "Nina's heavenly delight" qui mélange le suspens d'un concours de curry à Glasgow dans la communauté Pakistanaise, et une histoire d'amour. Et Vendredi : "Out at the wedding", l'histoire d'Alex qui, pour ne pas avouer à son père qu'elle épouse un homme d'origine africaine se retrouve à dire qu'elle est lesbienne puis à engager une lesbienne pour jouer sa petite amie afin de couvrir son mensonge ! L'ambiance était internationale et très conviviale, et puis, cela m'a permis de passer la semaine dans le Castro et la Mission au milieu d'un arc en ciel d'individus assez incroyable.

Après mise en ambiance, Samedi après midi, sous un soleil éclatant, j'ai rejoint les pentes herbeuses de Dolores Park et une dizaine de millier de lesbiennes pour le début de la Dyke march. Comme prévu nous avons eu les chants d'indiens américains puis un bon millier de lesbiennes seins nus qui écoutaient plus où moins les conseils du docteur sur la scène... Puis ont suivis, les danses africaines, les chanteuses de folk, les hip hoppeurs transsexuels, les poétesses, les discours engagés etc etc... La bière coulait à flot, certaines pique niquaient, cela sentait bon toutes sortes d'herbes, un peu partout tout le monde profitait du soleil, de la musique et de l'ambiance. A un moment je me suis dis que, contrairement à ce qu'un rapide premier regard pourrait laisser croire, l'énergie qui se dégageait de l'évènement restait incroyablement féminine. Je me souviens d'un pauvre hetero un peu perdu qui essayait vaguement de récupérer l'attention de sa petite amie en parlant fort et en rigolant mais, dans ce cadre, il devenait totalement anecdotique, sans importance. Autour de lui une dizaine de lesbiennes aux cheveux courts et aux épaules carrées semblaient bien plus à l'aise dans leur forme de masculinité que lui.

Vers 7 heures, c'est le vrombissement d'une centaine de moto qui nous annonça le début de la marche proprement dite. Il était temps de se diriger vers le croisement de Dolores et 18th pour aclamer les dykes on bikes qui sont ici de véritables stars. Puis nous étions parties pour une boucle d'environ 2 kilomètres dans Mission. Je dois dire que derrière une unique sono, au milieu de ces dix milles femmes qui se contentent d'envahir la rue, j'ai enfin retrouvé un peu du frisson de ma première gay pride. Sur les trottoirs et aux fenêtres les spectateurs acclamaient le défilé et avaient préparé des pancartes pour participer à leur manière, les filles soulevaient leur tee-shirt pour nous montrer leur seins, les policières acceptaient amicalement de poser pour les photos... De quoi mettre un sourire sur toutes les bouches alors que le soleil se couchait derrière les collines, illuminant de rouge le haut des palmiers.

Ensuite, et bien on était partis pour une soirée dans le Castro : le pink Saturday. Le principe est simple, on ferme Castro street aux voitures dans l'après midi, on met les soeur de la perpétuelle indulgence au service d'ordre et une immense sono avec des DJ et en avant jusqu'à minuit ! Avec la dyke march qui arrive juste à coté et toutes ces filles qui n'ont toujours pas remis leur tee-shirt, l'ambiance est... Sympathique. Il flotte un clair parfum de bacchanale mais malgré l'immense foule, j'ai été étonnée par le sentiment de sécurité qui se dégage de l'évènement. Comme si la possibilité d'être soi-même et le sexe rendait enfin toute violence suranée...

Après tout ce bonheur, il était temps d'aller se coucher pour être en forme pour le défilé du lendemain mais je pense que je me souviendrai de ce samedi ensoleillé de Juin.


PS les photos suivront plus tard

Sunday, June 24, 2007

Saturday, June 23, 2007

Pride, not prejudice


Est-ce que ce n'est pas le meilleur slogan de gay pride jamais trouvé ? (amis non-anglophile pensez Jane Austen....)

Et bien ça y est : le castro est plein à craquer. Étonnement la foule est bien plus diverse que ce que j'attendais : des filles et des garçon, des vieux et des jeunes, toutes les couleurs et toutes les tailles. On parle allemand, français, italien, suédois, texan. Tout le monde ne se comprend pas mais tout le monde souris, dans le bus au drug store... La grosse différence avec Paris c'est qu'ici s'organise avant tout, j'ai l'impression, une gay pride internationale, après tout SF est une petite ville et on attend plus de 200 000 personnes à la parade de Dimanche, ce qui représente tout de même un tiers de la population de la ville...

Hier c'était la trans march mais j'étais au festival de film - je vous parlerai plus tard de "nina's heavenly delight" et "out at the wedding" - aujourd'hui c'est la Dyke March, (pour les élèves du fond de la classe une dyke c'est une gouine et oui, c'est fait exprès et oui, il n'y a que nous qui avons le droit de le dire), une marche qui permet d'exprimer des revendications spécifiques aux femmes, cette année : un meilleur système de santé qui s'occupe spécifiquement des femmes et arrête de laisser les entreprises pharmaceutique inventer chaque année une nouvelle hormone cancérigène.

L'après midi commence par un concert dans Dolores Park qui s'ouvre traditionnellement par une "bénédiction" opérée par une tribu de natives américaines, et un auto examen collectif de nos poitrines (à la recherche de tumeur dans un premier temps au moins ) dirigée par une doctoresse... A 7h du soir, après diverses festivités, on part dans les rues de San Francisco derrière les "dykes on bikes" avec la sono, le parcours n'est pas divulgué à l'avance puisqu'aucune autorisation n'est demandée au système patriarcal... Les garçons sont les bienvenus du moment qu'ils restent sur les cotés... Ca promet...

Et demain à 10h30 parade sur Market Street et fiesta au civic center... Je vous raconterai tout ça plus tard après un ou deux jours de récupération...

Monday, June 18, 2007

Plein les yeux !

D'accord, si il y a un domaine ou San Francisco ne peut pas écrabouiller Paris c'est bien le cinéma. D'accord. Mais vous n'avez pas vu la salle du Castro theatre avec son bandonéon qui accompagne les pub et son décors rococo... Ici le festival de film LGTB c'est Frameline et il a 31 ans, il est dispercé dans trois salles de Castro et Mission et dure 11 jours. C'est "Les témoins" de Téchiné qui a fait l'ouverture, et comme c'est "la vie en rose" qui, il me semble, a ouvert le festival international de films il y a deux mois, je me dis que ça va pour le cinéma français, même si c'est pas exactement ma tasse de thé...


Mais revenons à Frameline. En regardant les programmes je me suis dit une chose. Le cinémas homo a l'air de faire enfin autre chose que du cinéma homo. J'ai l'impression que l'on sort du jeune Trevor qui sort du placard et s'engueule avec son père et de Linda et martha qui veulent faire un bébé. Peu à peu. Le choix d'histoire à l'air varié et passionnant mais on verra après une semaine de visionage parce que pour l'instant je n'ai que trois scéances derrière moi.

Hier soir il n'y avait plus de place pour le prometteur "Shelter", un film californien de Jonah Markowitch mais je reste sous le charme de l'accent anglais de Lisa Gornick la scénariste- réalisatrice- productrice- actrice de "Tick Tock lullaby" qui en plus est venue présenter son oeuvre. Ce film traite pour une fois de façon très intuitive et intime et non biologique ou légale de ce que ça veut dire pour une femme, passé trente ans, l'idée d'avoir un enfant, d'en vouloir un ou de ne pas en vouloir. Il mélange de façon souvent éclairante les histoires d'un couple de lesbiennes qui voudrait draguer un mec pour peut-être..., d'une célibataire qui décide soudain de coucher avec n'importe qui pour tomber enceinte et d'un couple hétérosexuel dont la femme ne veut pas d'enfant, ou au moins, pas avec cet homme...

Dans ces trois histoires les femmes jouent avec l'idée de la maternité, se battent avec leur peurs et leurs fantasmes et le film s'arrêtera de toute façon avant même que l'ont sache si elles sont enceintes parce qu'il travaille avant tout sur le symbolique. A un moment, Sarah, la lesbienne dont nous suivons principalement l'évolution, jouée par Lisa Gornick qui est donc aussi réalisatrice, s'interroge et pense à toutes ses grand mères, celles qui ont parcourues la Russie, sont arrivées jusqu'à la Turquie pour qu'elle puisse profiter de sa vie à Londres, "Faut-il que je sois la dernière branche de cette généalogie ? Qu'est-ce qu'elles en penseraient ?" se demande-t-elle. Et elle nous emmène ainsi dans un voyage qui interroge les genres, le sexe, le pouvoir, la confiance... Je ne m'attendais à vrai dire pas trop a entrer dans ce film, parce que bon les lesbiennes et les bébés c'est un peu comme je le disais plus haut la tarte à la crème des histoires de lesbiennes mais j'ai été heureusement surprise par une vraie personnalité... Avec un accent anglais... A voir.

Aujourd'hui, c'était plus politique avec d'abord une série de moyen métrage sur la religion, le sida, le chalking (l'art de laisser des messages sur le trottoire avec une craie!), les politiciens gays aux usa et les gays dans la police. (C'est toujours une expérience de visionner un films avec huit lesbiennes membre de la Sf police assises derrière soi... ) Et j'ai enchainé sur un documentaire "The fall of 55" commentant une chasse au sorcière qui s'est déroulé en 1955 à Boise (Idaho) et c'est terminé par l'emprisonnement d'une dizaine d'hommes pour "actes immoraux".

Je continue demain, peut-être avec le dernier Eytan Fox ("walk on water") intitulé "bubble", je vous donnerai des nouvelles (enfin je ne sais pas vraiment si j'ai un public quand je fais "pointu" comme ça mais au moins ça me permet de garder une trace... Et c'est Mon blog ;) )

Friday, June 15, 2007

Un peu d'histoire...

Dès le début de Juin, Market street, l'artère principale qui part du port de San Francisco, traverse les buildings, les grand magasin, passe le civic center et grimpe jusqu'au Castro sur plus d'un kilometre s'est retrouvé décoré de Rainbow Flag. Imaginez les champs Elysées et la rue de rivoli avec un drapeau arc en ciel à chaque réverbère... Personnellement je ne suis pas blasée et j'ai ressentie une certaine émotion en voyant cela. Je me suis aussi aperçu que j'avais encore oublié d'où venait le rainbow flag mais avant d'en venir là, un petit peu d'histoire pour les mauvais élèves.


C'est quoi ce qu'on appelle la gay pride (et qui se dénome exactement la lesbian gay bi and trans pride) ? Durant le mois de Juin 1969, dans le "Village" à New york, lassé de subir le harcélement des policiers, un petit groupe de drag queen, travestis et homosexuels décidèrent de ne plus se laisser faire et de reprendre le controle de "leurs" rues, résistant aux arrestations, devenus trop nombreux pour des forces de l'ordre qui préférerent reculer, il ne lancèrent pas mais posèrent le premier pavé de l'affirmation des droits des homosexuels. Ces événements restèrent dans les mémoires sous le nom de Stonewall même s'il n'y a pas vraiment eu de barricades plus l'idée que la répression s'arrêtait là et que personne ne se cacherait plus, au moins dans le village. C'est donc en mémoire de stonewall que, tout les ans, partout dans le monde, et surtout depuis les 25 ans de Stonewall en 1994, les queers en tout genre "reprennent la rue".

Et, en passant je profiterais de ce rappel pour faire deux remarques, d'abord, ami(e)s hétérosexuel(le)s qui venez faire la fête avec nous, au moins pensez-y, ce jour là nous accomplissons un geste qui pour nous a un sens profond, ce jour là comme à stonewall, NOUS reprennons la rue, alors ce jour là, NOUS sommes les plus visibles, ce jour là, NOUS sommes les plus nombreux. Et deuxième remarque, il me semble important de bien se souvenir qu'à Stonewall, comme souvent, ce sont les travestits, les drag queen, bref, les plus flamboyants d'entre nous qui nous ont montré le chemin. Ils et elles savent en général ce que c'est que le courage et c'est pour cette raison qu'ils et elles sont toujours un élément essentiel de toutes les prides.


Bon et le drapeau ? Le drapeau je l'ai gardé pour la fin parceque son histoire n'est pas si importante. Il est plus récent et a été crée en 1978 par Gilbert Baker pour la parade de San Francisco. Orinellement il était, rose pour symboliser la sexualité, rouge pour la vie, orange pour la santé, jaune pour le soleil, vert pour la nature, turquoise pour l'art, indigo pour l'harmonie et violet pour l'esprit... hum... San Francisco... Les années 70...

Pour pouvoir le reproduire en masse on a cependant ensuite éliminé le rose et le turquoise et l'indigo est devenu bleu. On a enlevé la sexualité et l'l'art...hum... Bref, ce dapeau est officiellement reconnu par "the international flag association" depuis 1986. Une version alternative existe sur laquelle a été ajouté une bande noire symbolisant l'épidémie du sida qui devra être déchirée et brulée le jour où un traitement sera trouvé.



Quoi qu'il en soit ce drapeau a au moins cela pour lui qu'il est magnifique et franchement, Bertrand devrait y penser parce que sur Market Street ça en jette !

Thursday, June 14, 2007

Photos

Cela fait longtemps que je n'ai pas posté de photos donc en voici plusieurs fournées.

D'abord une ballade dans la provinciale Marina un jour ensoleillé ou la brume rodait dans la baie :

http://s184.photobucket.com/albums/x11/mlleparker/marina/



Ensuite quelques images de mon Samedi à Santa Cruz, une petite ville de bord de mer entre deauville et Brighton avec les palmiers en plus :

http://s184.photobucket.com/albums/x11/mlleparker/Santa%20Cruz/

Et enfin une ballade sur Russian Hill au coucher du soleil...

http://s184.photobucket.com/albums/x11/mlleparker/russian%20hill/

Tuesday, June 12, 2007

Happy Michael Tolliver's day !

Si vous ne savez pas qui est Michael Tolliver, précipitez vous sur : "Les chroniques de San Francisco", en version originale, "Tales of the city", le meilleur guide jamais écrit sur San Francisco, son histoire, sa vie "culturelle"... Michael est le héros gay des chroniques et le maire de SF a décidé que le 12 Juin lui serait désormais dédié. Il faut dire que les Chroniques, une collection d'histoires légèrement abracadabrantes qui nous promènent dans toute la ville et des années 75 aux années 85, c'est Le livre de San Francisco.

Alors quand on est fan comment passer le Tolliver's day ? Moi en tout cas j'ai commencé par aller acheter "Michael Tolliver lives". Et oui ! Après je crois plus d'une dizaine d'années Armistead Maupin a repris la plume pour nous raconter ce qui est arrivé à Michael ces trente dernières années... Puis... Et bien, j'ai fais signer mon livre par l'auteur, qui m'a serré la main et m'a parlé en français, oui ! Je n'ai pas osé lui dire que c'est beaucoup grâce à lui que je suis à San Francisco mais en sortant de là j'étais guillerette comme une jeune fille qui vient d'approcher Justin Timberlake... Même si Armistead est gay et approche de la soixantaine !



Bon début n'est-ce pas ? Ensuite plus classiquement, comme la signature avait eu lien au Ferry building, je suis allée prendre un sandwich grillé aux beignets d'aubergine et mozzarella chez Molinari, l'épicier italien préféré de Mme Madrigal sur Colombus, puis je suis montée sur Télégraph Hill et je suis allée traîner sur les escaliers en bois qui redescendent derrière coit tower : les filliberts steps, là où se trouve l'ancienne résidence de Maupin.



Cette résidence a visiblement servie de modèle aux chroniques et ne se situe donc pas sur Russian Hill. La série télévisée cependant est bien retournée sur Russian Hill et s'est servie comme décors des marches de Macondray lane sur Jones au dessus de Union.


Et tout ça à quelques minutes de la maison. Magique non ?

Saturday, June 2, 2007

Une soirée dans la Mission

Un de mes quartiers préférés dans San Francisco demeure, après plusieurs visites, The Mission. Situé au sud-est, entre les très chics Portrero hills et le Castro, entouré de collines et donc protégé du vent et de la brume, ce petit coin ensoleillé rempli de palmiers est habité à vu d'oeil pour un tiers par des latinos, un tiers par des lesbiennes et un tiers par des bobo en tout genre... Évidemment les proportions varient selon les rues et comme partout, les anciens habitants latinos n'aiment pas trop voir les prix du logement augmenter mais tout le monde semble tout de même vivre en bonne harmonie. Bref, socialement Mission street c'est un peu la rue saint-maur de San Francisco... Avec encore plus de lesbiennes.



Dimanche dernier, je suis donc aller dans Mission pour le carnaval, une fête plus importante à San Francisco que le cinco de mayo, probablement parce qu'elle concerne l'ensemble des latinos et pas seulement les mexicains. Je n'ai pas vu le défilé parce que c'était encore un dimanche matin (vraiment quelle drôles d'habitude !) mais je suis allée au différents concerts séparés par des stands de babioles, bijoux, tee-shirt et nourriture... Bon, moi ça ne me rassure jamais vraiment d'être fouillée à l'entrée d'un évènement et de ne pas pouvoir tourner la tête sans croiser un policier mais en Amérique on enferme même les buveurs de bière dans un coin spécial entouré de barrières où il faut montrer ses papiers pour entrer ! Ca a un nom, ça s'appelle les "beer garden !" Bref, c'était pas la folie et il n'y avait pas grand chose à acheter mais j'ai mangé de délicieux tacos bien épicés et la musique était sympa.

Hier soir, la soirée était plus à mon goût. Je me suis enfin rendue au Dolores Park café, un grand bar-restaurant avec une terrasse et d'immenses baies vitrées qui donnent sur le Dolores park au coin de dolores (en photo plus haut) et 18th street. Il y avait un concert avec en première partie une fille toute seule avec sa guitare qui chantait de la folk musique et en invité principal un chouette groupe de folk avec une chanteuse tout a fait sympathique qui avait une guitare. En écoutant je dégustait un sandwich au seitan et au fromage fondu. Vous l'aurez peut-être deviné, dans la salle il y avait surtout des filles, enfin, surtout des lesbiennes, et pour ceux qui se posent la question, oui je peux vous l'affirmer sans avoir fait de sondage... L'ambiance était très amicale, et même si je n'ai pas vraiment engagé de discussion à part "ça va, ça va" et "chouette concert" j'ai passé une chouette soirée et la chanteuse m'a souris, deux fois !

Si vous aimez la musique de filles avec des guitares vous pouvez jeter un coup d'oeil à sa page my space : http://www.myspace.com/kateisenbergmusic

Ensuite je suis remontée vers Castro pour attraper la F line, d'un seul coup, il n'y a avait plus que des garçons dans les rues, c'était amusant. J'ai été acheter un bouquin, et je suis rentrée !

Thursday, May 31, 2007

En Californie il n'y a pas qu'Angelina qui adopte


"Notre famille n'est pas née par accident - nous l'avons planifiée. Nous avons pensé aux enfants qui grandissent tous seuls, nous savions qu'ensemble nous pourrions construire une famille extraordinaire. Quand vous pensez à avoir des enfants, considérez l'adoption d'un enfant plus âgé."

Cette publicité sera au mois de Juin visible dans les rues et dans les transports en commun de la ville de San Francisco. La campagne qui vise donc clairement la communauté homosexuelle est organisée par "adoption SF" qui regroupe la "human service agencie" un service de la ville et une association caritative " family builders" qui s'occupe de trouver des familles d'accueil et des familles adoptives pour les 1767 enfants qui a San Francisco sont "dans le système", l'équivalent de notre DASS.

En Californie l'adoption par des homosexuel(le)s en couple ou célibataires est légale et 50% des familles avec qui "Adoption sf" travaille proviennent de cette communauté. Sur le site il est expliqué que de 25 à 40 % des enfants qui sont rejetés ou maltraités par leur famille et qui ont fuit volontairement ou ont été recueillis par les services sociaux se trouvent être homosexuel(le)s, transsexuel(le)s, ou se posent des questions sur leur identité. Ils se retrouvent en sur-représentation dans les centres d'accueil mais subissent néanmoins plus de violences, notamment sexuelles, et ont plus de risques de devenir des usagers de drogue, d'avoir recours à la violence et finalement de fuir dans la rue où ils disent se sentir plus en sécurité. C'est pour cela qu'un appel est lancé aux familles homosexuelles souvent plus apte à répondre à leur besoins. Mais les familles homosexuelles se trouvent également bien placées pour répondre à un probleme rencontré par tous enfants du système : en grande majorité de couleur et portant souvent déjà les stigmates de leur enfance difficile, ils sont en effet tous confrontés à la discrimination, un concept qui n'est jamais étranger au familles homosexuelles. Cela me semble tellement aller de soi...

L'église catholique a bien râlé un peu l'année dernière au niveau national, mais les associations caritatives catholiques de San Francisco, bien embêtées puisqu'elle organisent régulièrement des adoptions avec des parents gays, ont choisi de garder le silence... Et de continuer de travailler avec "family builders".

Chasse à la baleine

Vous ne le savez peut-être pas mais il y a une quinzaine de jours une maman baleine et son petit se sont perdus dans le fond de la la baie. Les autorités avaient beau tout faire pour les empêcher de remonter la rivière dans le mauvais sens cela ne fonctionnait pas et l'eau douce attaquait peu à peu leur peau... Jusqu'au moment où tout le monde a tout arrêté et d'un coup les baleines ont décidé que non, décidément, ce détour n'était pas un racourcis et ont fait marche arrière. Mardi soir on les avait aperçu au large de Tiburon en face de San Francisco. Comme d'habitude elles dormaient la nuit, on croyait qu'on allait les voir Mercredi matin mais non, elles avaient profité de la pleine lune pour se faire la malle en pleine nuit, cap sur les plages du Mexique !



Ceux qui me connaissent savent que je ne pouvais pas résister. Réveillée à 7h par les hélicoptères des News channels, j'ai passé moi aussi, comme beaucoup de locaux, de journalistes et de touristes, la journée à scruter les ridules de la baie. J'ai marché sur les plages entourée de chiens et de joggers, admirée une nouvelle fois le colossale Golden Gate bridge, grimpée, enfin, sur les falaises pour découvrir la lumière très particulière du Pacifique, une lumière que rien n'arrête et dont on peut presque sentir la force.

Je crois que c'est vraiment ce que j'aime le plus ici : pouvoir prendre un bus et en dix minutes se retrouver dans la nature en face de l'océan.

Comme les albums de yahoo étaient vraiment de trop mauvaise qualité, je tente photo bucket en l'honneur de mon nouvel appareil : voici le lien faite moi signe si il y a un problème.

Friday, May 25, 2007

It is a period of civil war...

Mais non, rassurez-vous, je ne vous fais pas le coup de l'appel du 18 Juin mais aller... Cherchez... "It is a period of civil war. Rebel spaceships, striking from a hidden base, have won their first victory against the evil Galactic Empire." Voilà, vous avez trouvé. C'était il y a très longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine : le 25 Mai 1977, alors ami(e)s rebelles - oui, je sais que cela ne vous inclut pas tous - je vous propose un instant de recueillement pour les trente ans de Star Wars et... Que la force soit avec vous !

Plus sérieusement, alors que je faisais la vaisselle en me demandant si j'allais encore me rendre ridicule en essayant d'expliquer pourquoi Star Wars a eu autant d'impact sur mon existence qu'Emmanuel Kant, j'ai d'un seul coup trouvé un meilleur sujet d'investigation : et si tout pour moi avait commencé avec Star Wars ? Je m'explique...

En France, la saga n'allait commencer que le 19 Octobre, j'ai donc vu "A new hope" à l'âge de 5 ans et demi. Cette année là, mes parents avait essayé d'aller vivre à New York. De là-bas, mon père m'avait envoyé des cassettes qui me parlaient de taxi jaunes, d'écureuils gris et de yaourts congelés gros comme des pots de fromage blanc, des messages venus d'un monde lointain où il vivait des aventures passionnantes. J'avais bien failli y aller dans ce monde lointain, très lointain, mais on n'avait pas voulu de nous quand ma mère était revenue me chercher... Alors papa avait fini par revenir et un mois plus tard il savait déjà qu'il y avait une chose à ne pas rater : Star Wars !



Je me souviens bien que ma mère ne m'a pas pas laissé voir le début du film, les colère de Darth Vader et surtout cette étrange scène avec Leïa et le petit robot noir qui va lui faire des choses pour la forcer à parler... Je me souviens d'avoir adoré R2D2 et C3P0 et d'avoir été fascinée par Luke Skywalker et sa capacité à sauter dans le vide en embarquant une princesse sous son bras au passage. Cet homme était extraordinaire et je voulais sa coupe de cheveux !

Alors, j'ai commencé à dormir avec un sabre laser (un vrai rouge, qui s'allumait) et à tendre la main vers les pots de yaourt avec l'espoir qu'un jour l'un d'entre eux sauterait dans ma paume. Mais au-delà de ça, je sais aussi que j'ai commencé à rêver d'un pays magique où on pouvait vivre des aventures extraordinaires, ou on fabriquait des sabres laser et où on croyait probablement aux Jedi. Imaginez aussi que mes parents m'avaient ramenée un blouson doré, un tee-shirt de football américain qui m'arrivait au genoux, une lunch box (les américains amenaient leur déjeuner à l'école, ils n'avaient pas à subir la cantine!) et un skate board ! Les Etats Unis n'avaient pas finis de m'émerveiller.

Enfin, ces réflexions sur la naissance de mon rêve américain m'ont amenée à d'autres considérations : je sais pertinemment que j'étais fascinée par Leïa et sa robe blanche mais je n'ai jamais voulu me faire des tresses, je n'ai jamais voulu être une princesse même chef de la rébellion, je crois plutôt que je savais déjà que j'étais un Jedi, que je maîtriserai la force et que j'irai moi aussi un jour sauver des princesses ! Obiwan l'avait dit, il fallait croire son instinct ! Que mes parents me contredisent si je me trompe mais je crois bien que c'est cette année là que j'ai commencé à refuser catégoriquement de porter des robes ou des jupes, c'était ma dernière année de maternelle. Je sais cela n'a plus l'air si cool d'avoir Luke Skywalker comme rôle modele mais je ne savais pas encore que Leïa aussi avait la force et que Carrie Fisher deviendrait plus tard un écrivain toujours aussi sexy alors que Marc Hamill allait se détériorer à la vitesse de la lumière... A cinq ans et demi, je ne savais pas encore tout. Au moins je n'ai pas honte de compter Leïa parmis mes premiers amours et après tout est-ce que Luke n'est pas quasiment une lesbienne parfaite selon au moins les critères de l'audiovisuel avec sa sale coupe, son destin totalement désexualisé et ses tendances new age ?! Hum... De nouvelles perspectives d'interprétation de la première trilogie s'ouvre à moi...




En tout cas, trente années plus tard, même si - et ce n'est pas faute d'essayer - je ne peux toujours pas faire bouger des pots de yaourt par le simple pouvoir de ma volonté, je suis aux Etat-Unis, dans le pays des frozen yogurt, dans la ville de Georges Lucas, et j'invente toujours des histoires de princesse à délivrer et de quêtes initiatiques...

Et avant que vous ne me le fassiez remarquer, oui j'ai appris depuis que les princesses préfèrent les Han Solo et que les Luke Skywalker sont destinés à se torturer leur propre tête dans des grottes... Mais il était trop tard... Et oui, les révélations du retour du Jedi m'ont sûrement perturbées mais j'étais déjà plus grande !

Wednesday, May 23, 2007

Photos encore...

J'ai rajouté une trentaine de photos sur un album. Il s'agit de brume, d'une ballade à la marina, d'une après midi à sausalito de l'autre coté de la baie et d'une traversée de la ville d'ouest en est.

Monday, May 21, 2007

Bay to breakers

A San Francisco, le troisième dimanche du mois de Mai, 60 000 personnes se lèvent à 8h du matin et s'en vont traverser leur ville de la baie à l'est, jusqu'à l'océan à l'ouest, et en courant, enfin, plus ou moins : c'est le Bay to Breakers. Comme il s'agit de San Francisco cependant, en réalité, une trentaine de personnes se déguisent en coureurs kenyan et terminent le parcours en 40 minutes alors que le reste du contingent, se déguisent en tout et n'importe quoi et achève péniblement la moitié de la course en trois ou quatres heures... Il faut dire qu'entre temps certains auront avalé plusieurs litres de bières, et certains auront essayé d'avancer en costume de gorille, de banane, de bouteille de bière ou de lapin géant...


On dirait que les San Franciscains attendent la moindre occasion pour sortir les costumes. Parce qu'ici on ne parle pas de quelques personnages hauts en couleurs entourés de trente spectateurs ébahis. Ici on parle d'une marée de costumes tous plus inventifs les uns que les autres. Là, une fausse manif proteste pour l'abaissement du salaire minimum et l'interdiction de la liberté de parole, ici un groupe de Tom Cruise, représentent l'acteur dans chacun de ses rôles, des pièces de Sccrabble forment des mots à volonté... Il y a des gens tout nu, de faux policiers qui essayent de les verbaliser, des dizaines d'Elvis Presley, des spartiates, michael Jackson, wonder woman... Le spectateur n'a même pas le temps de comprendre tout ce qu'il voit défiler : C'est la fête. Et nous ne les avons pas vu mais il parait qu'un groupe de saumons se lancent dans la course à l'envers en criant "on veut faire des bébés !"




A la fin de la "course" on traverse le Golden Gate Park où les choses se dispersent un peu et on arrive sur l'immense plage et l'océan Pacifique. Là, on revient dans le Park parce qu'il y a un vent à faire s'envoler les costumes de flamant rose : il n'est malgré tout que midi, alors on s'assoit dans l'herbe, il fait beau. A droite un poussin s'écroule et s'endors, à gauche les villages people se restaurent, vous commandez une bière à une vahiné et vous profitez des envolées de la guitare de la bassiste punk...




Il faut vraiment que je me trouve un déguisement pour la gay pride ! Ou même le carnaval, c'est dans quatre jours !

Le reste des photos est en ligne ici

Friday, May 18, 2007

J'ai trouvé mon animal totem !


Si vous voulez méditer sur des valeurs plus transcendantes je vous offre un petit résumé de mon reportage photographique sur les sea lions... Enjoy... And remember : BREATH...

cliquer ici pour voir l'album

Honte

Une partie de mon cerveau le savait : quand on vit dans le déni un jour la vérité vous attend au tournant et vous vous prenez un sale coup sur le nez. Je ne voulais pas voir. J'avais supprimé toutes les unes françaises de ma page d'accueil, je n'allais pas lire, je préférais prendre l'air et le soleil à San Francisco ! Mais ce matin j'ai craqué, au fond de mon crane, une voix me demandait de constater l'inimaginable...

Ça y est. Elle a gagné la mégère qui brandissait sa bible dans l'enceinte de l'assemblée nationale, elle est ministre de la France celle que j'ai vu lâcher ses bouledogues rasés sur des militants d'Act Up au cri de "les pédés au bûcher" alors qu'à l'assemblé d'autre bouledogues, en cravate ceux-là, comparaient l'idée d'un couple homosexuel à de la zoophilie la faisant rire à gorge déployée, elle va s'occuper de la ville l'envoyée de l'opus deï qui organisait encore récemment des prises d'otage de cliniques pratiquant l'avortement... Et Kouchener s'empresse de prendre sa part de gâteau à ses cotés le misérable, et Bachelot perd à tout jamais sa dernière ombre de dignité... J'ai bien failli en vomir mon petit déjeuner.

Ça y est. La France a un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Et moi j'ai honte. Jusqu'à maintenant je crois que cela résonnait comme une blague : ce n'était pas possible. Si. Seul un étourdissant silence résonne dans ma tête... Un ministère de l'immigration et de l'identité nationale...

Et je ne veux même plus me battre contre ce pays malade qui n'a jamais rien appris de son passé malodorant et qui oublie toujours trop vite ses sursauts de génie. J'ai craché Versailles loin de moi, je ferai pareil avec la France. De cette ville haïe j'aurais au moins appris cela, on peut tourner le dos, on peut partir. Je ne suis plus française : je viens de France, et il y aura désormais dans ma voix la même honte que lorsque j'avoue que je viens de Versailles.

Monday, May 14, 2007

Bande son

J'aime les longs plans fixes parce qu'ils permettent, par exemple, de s'intéresser aux sons. J'avais envie de parler des sons de North Beach.

On discerne d'abord la ville bien sûr : le grognement atténué de la circulation, l'occasionnelle sirène des pompiers, de la police où d'une voiture qui se sent abandonnée, mais sur WaterStreet on entend aussi les "Cable Cars" qui déboulent de la colline de Nob Hill et arrivent à leur point d'arrivée sur le Fisherman's warf en faisant entendre le tintement de cloche qui distingue chacun d'eux, et certain peuvent être assez sophistiqués. Chaque demi heure l'église de Washington square ajoute une note exotique et sonne comme Big Ben. Pourtant, ce qui reste le plus spécifique au quartier se sont les sons des animaux, d'autant plus remarquables qu'ils sont assez inattendus.




Le week end dernier alors que les température s'envolaient vers la trentaine, les fameux lions de mer du Pier 39 se sont énervés, ça sérénadait jour et nuit. Pensez à une centaine de chattes en chaleur avec légèrement plus de coffre !!! Heureusement les températures ont baissées depuis et ils ne poussent généralement plus leur ridicules grognement qu'au levé et à la tombée du jour.




Les deuxièmes bruyants locataires du quartier ne viennent pas de la mer mais de la jungle, il s'agit d'une bande de perroquets sauvages qui vivent sur les Filibert steps à l'est de Telegraph Hill. C'est là qu'un gentil hippie sans le sou ni travail qui logeait dans une cabane de jardin les a nourris et étudié pendant des années et ils constituent désormais une escadrille d'une bonne cinquantaine d'oiseaux. De temps en temps ils décident, souvent quand le soleil passe à l'ouest en milieu d'après midi, d'aller faire un tour sur Russian Hill ou plus loin dans Lafayette park. Or, je ne sais pas si vous avez déjà entendu un perroquet mais c'est extrêmement bruyant ! D'un seul coup ça se met à piailler comme si c'était la guerre chez les oiseaux, c'est parfois très impressionnant ! - Si vous voulez en savoir plus je vous conseille le film "les perroquets de Telegraph Hill"-




Quand on travail devant le plan fixe des collines de la baie vous pouvez me croire, tout cela constitue une bande son intéressante...

Tuesday, May 8, 2007

Welcome Home !

Passons à autre chose. Je dois l'avouer, la semaine dernière, j'ai eu un petit coup de mou. Je suis humaine après tout. J'avais trop rêvé, trop espéré, j'étais soudain saisi par la peur d'être déçue, rattrapée par la routine, San Francisco était peut-être après tout, une ville comme les autres... Ce n'est pas grave me disais-je, seul le voyage compte et si je suis rattrapée par L'ennui telle une existentialiste au regard fatigué fumant ses gitanes et bien j'irai ailleurs ! Femme de peu de foi que j'étais...

Jeudi matin je décidais de réagir et j'étais en route pour le Castro dans un des vieux tramways de la ligne F qui remonte Market street. Il ne faisait pas très beau mais je décidais tout de même de profiter du charmant patio du café flore pour déguster mon veggie burger ( je suis accro au veggie burger maintenant ) en lisant la presse locale, et par locale, j'entends gay, "The bay area reporter" et le "SF bay time". Ensuite, et bien, il était temps d'aller... Dans une librairie. J'entrai donc au "City light book store" et trouvait un roman d'une écrivaine locale : Michelle Tea, et par locale, j'entends gay mais aussi habitant The Mission, juste à l'est du Castro, le quartier mexicain mais aussi des lesbiennes qui n'ont pas les moyens de vivre dans le Castro.

Je me promenais de vitrine en vitrine et plus l'après-midi avançait, plus je croisais de sourire et plus finalement, tout allait mieux, "L'ennui" se dissipait comme la fumée de sa Gitane. Arrivée à la boutique de Human right Campaign, je décidais d'aller acheter un tee-shirt et discutais avec un charmant garçon. Comme il me demandait si j'étais déjà venu à Sf, je répondait que oui et que j'étais de retour pour trois mois tellement l'expérience m'avait plu, surtout que je mourrais d'envie de voir la gay pride en juin. Il s'est contenté de prendre ma main dans les siennes et de me dire "Welcome home!" Je suis sortie souriante, je regardais toute la perspective de Castro street, une rue tout à fait banale avec son épicier bio, son coiffeur, sa pharmacie, ses cafés, son cinéma, son cours de yoga, ses sex shop... Mais où tout, du touriste en goguette, à l'affiche publicitaire en passant par le vendeur de journaux, est gay, comme dans un monde parallèle. Et là je m'suis dit "Ouai... Cool"





Inutile de vous préciser que j'allais mieux, je suis donc entré dans une boutique new age. Mon point de vue, c'est que pour comprendre la Californie, il faut aussi en passer par là, c'est la culture locale après tout. La boutique s'appelle planet weaver et vend de tout, de la bougie, au cristal magique, du livre de self help, au ganesh en pierre... Moi j'ai acheté un bouddha mais pas de cristal magique qui apporte le bonheur...

Ensuite, et bien j'ai croisé un réfugié tibétain qui a proposé de m'épouser pour que j'obtienne une green card, mais là ça commençait à faire trop alors je suis rentrée !

Vendredi, après avoir écris toute la journée, j'étais en boite toute la nuit, Samedi je faisait la fête pour le cinco de mayo en me baladant dans mon quartier préféré : The Mission alors que les températures grimpaient au-dessus de 25 degrés. Alors, non, je n'ai plus aucun doute, entre San Francisco et moi c'est à nouveau la passion !

Monday, May 7, 2007

Le 6 Mai 2007


Parfois une image exprime mieux certaines choses que de longues phrases... Je crois que je n'ai pas vraiment envie d'en dire plus sur le sujet...

Saturday, May 5, 2007

Photos encore...

Je suis allée fêter le Cinco de Mayo (la défaite française face au Mexique) dans Mission aujourd'hui, alors je n'ai pas écris mais j'ai chargé quelques photos sur un album Yahoo que vous pouvez consulter à cette adresse :

http://fr.pg.photos.yahoo.com/ph/mlleparker/album?.dir=/c697scd&.src=ph

Je préfère ne pas penser aux élections, que la force soit avec nous...

Friday, May 4, 2007

Photos

Je sais bien, j'écris beaucoup et il n'y a pas d'images. C'est que Raphy ne veut pas me ramener sa carte usb qui lit la carte de son appareil photo et comme tout cela ben, c'est à lui, je ne peux pas grand chose. En attendant voici ma chambre et ses drapeaux de prières tibétains et un auto portrait au MacBook... (Ce n'est pas une gigantesque bouteille à coté de mon lit mais une lampe...)


















The Green Apple Bookstore

Lundi, alors que Raphaël et moi apprenions que les déménageurs avaient une journée de retard après nous être réveillé à 7h du matin... Un peu dans le coletard donc... Je décidais d'aller acheter des livres chez Green Apple. Acheter des livres est toujours bon pour le moral !
La librairie Green Apple se situe dans Inner Richmond, au croisement de clement, le deuxième quartier chinois, et de la 6th, sous le presidio. On peut y aller, et ça vaut le coup, en sortant du musée de la légion d'honneur. De toutes les librairies que j'ai visité, et les librairies remplacent un peu pour moi les églises, c'est celle que je préfère parce qu'elle est sans prétention et qu'on peut y rester des heures.

De l'extérieur déjà on a du mal à repérer l'entrée étroite et dissimulé derrière les étalages de livres d'occasion à 1$, on se glisse dans le vestibule et là on se retrouve la vue bouchée - surtout quand on culmine à 1m63 - par plusieurs étagères pleines à craquer et des mur couverts jusqu'au plafond de livres neufs ou d'occasion, de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Pas de décorations, pas de bois ciré ou d'escalier en double hélice, juste des livres, partout, du sol au plafond. On peut donc rapidement aller se cacher dans un coin, histoire de s'acclimater.
Là, de plus près, on découvre qu'une forme d'ordre existe tout de même au sein du chaos. Il y a des thèmes, des livres mis en valeur, et de temps en temps surtout, une petite note écrite à la main par un des vendeurs punaisée à l'étagère pour signaler un livre particulier. A ce moment-la, si on avait juste l'intention de passer une heure ou deux au milieu des livres, on comprend qu'on est exactement au bon endroit. D'autant plus qu'on commence à comprendre qu'il y a une deuxième grande salle sur le même modèle au fond, et qu'il y a un escalier au bout à gauche. En haut se trouve un nouveau labyrinthe, quatre ou cinq pièces pleines à craquer de livres : histoire, voyage, religion, spiritualité, bien être, women studies, gay and lesbian studies, queer studies, transgender studies... etc etc... Chacun à son étagère... Pas compliqué donc de s'isoler pour lire quelques pages ou, qui sait, attendre quelqu'un qui partagerait les mêmes centres d'intérêts !

J'ai acheté : "Boonville" de Robert Mailer Anderson, sur la vie dans une "commune " de californie du nord ; "If you want to write" de Brenda Ueland, écrit en 1938 par une prof d'écriture du Minessota et enfin "Buddha" de Karen Amstrong. Les Hippies, l'écriture et le Bouddha, cela résume bien mes centres d'intérets en ce moment.

Thursday, May 3, 2007

Ségolène Royal part 2

Moi j'ai adoré le débat. Adoré au sens où j'y ai pris du plaisir. Je ne pense pas que ça va changer le résulat des élections mais peu importe. J'ai jubilé à chaque fois qu'elle lui coupait la parole, le mouchait, le ridiculisait même, c'était juste le plaisir futile de la regarder le détruire en donnant l'impression qu'elle pouvait continuer toute la nuit. Lui il essayait de se faire pardonner, tout poli, il montrait à la maîtresse qu'il avait bien appris sa leçon : pathétique. Vraiment ? Les français veulent l'envoyer dans des réunions internationnales ? Je ne comprends pas. Elle a été brutal mais il ne méritait rien d'autre et si après cela il a besoin de viagra pendant un certain temps... Tant pis pour lui !
Après coup ce débat m'a permis de comprendre une chose : quel que soit le résultat dimanche, Ségolène Royal aura changé les choses. Elle aura montré à tout les éléphants qui ne veulent pas laisser la place, à tout les nains argneux et méprisant, à la France, à moi, qu'une femme peut se faire insulter, attaquer, qu'elle peut avoir à jouer la carte de la beauté, qu'elle peut avoir à se battre pour montrer sa compétence, qu'elle peut avoir à imposer un style différent, et, encore et encore, garder la force de continuer, avec le sourire sans jamais passer dans le camp des victimes. Elle aura continué le combat jusqu'au tout dernier moment, et même si elle s'est offert le plaisir de bien marqué sa victoire morale : elle l'avait mérité. Merci ségolène !

Wednesday, May 2, 2007

Ségolène Royal part 1

Avec tout nos déménagements-aménagements, je n'ai pas le temps de faire grand chose surtout qu'il est difficile de ne pas commencer la journée par les nouvelles de la campagne. Débat avec Bayrou, Charlety, ce soir Le débat... Ségolène Royal à l'air de plus en plus à l'aise. Il était temps... Non, mais charlety c'était grandiose : " Voulez-vous la liberté ? etc..." Oui bravo ! Jamais le Jospin il aurait osé ça. J'avais l'impression très nette que le fantôme de Mitterrand ne trainait pas trop loin.
Galvanisée, j'ai décidée de trainer Raphaël à une réunion informelle du partis socialiste de la baie, histoire de voir. Il y avait là une bonne cinquantaine de personnes pas tous français, surtout des femmes et surtout des profs de français, et un open bar... Presque tout le monde avait vu Charletty et tout le monde croyait qu'elle gagnerait, ici personne n'a l'air de croire que Sarkozy va passer. J'arrête là... Le débat commence.

Monday, April 30, 2007

Détour chez les suédois...

Ce qui explique le petit délai et l'absence d'anectodes sur ma ville bien aimée et bien c'est que je suis passé en mode grande soeur et que j'ai aidé Raphaël à : un, acheter de nouveaux meubles ; deux : vider les anciens. Samedi matin, nous sommes donc partis pour la zone industrielle d'Oakland qui ressemble à tout les ikea-land du monde, nous avons loué un U-haul et nous avons mis 5 ou 6 heures à le remplir... Que tout ceux qui viendront à Sf me remercient, il y a un vrai lit dans la chambre d'ami ! Bon, et pas grand chose d'autre... Rien du tout d'autre à vrai dire... Je réalise un fantasme : j'habite dans une grande chambre blanche et vide...

Ensuite, ben, il était une heure du matin un samedi soir, alors on a été boire. On s'est assis à une terrasse sur colombus et on a regardé tout les gens qui zigzagaient. On a rencontré un marocain qui a vécu trois ans à Belleville puis 8 ans ici, et qui n'avait visiblement pas de bon souvenirs de Paris. Il était avec une bande de potes de toutes origines et j'ai tout de suite très bien compris ce qu'il voulait dire...

Sunday, April 29, 2007

Vous ne saviez pas que j'étais une dingue du shopping ?

Comme le temps passe vite ! Jeudi, soirée avec des amis français et cependant très cools, de Raphaël : Jennifer et Pierre au Vesuvio toujours beau, tout en bois, puis dans un restaurant de sushi où j'ai mangé de délicieux maki qui contenaient 8 légumes et racines différents. Enfin autre chose que concombre-avocat !

Vendredi, j'ai visité mes sponsors. Et avant tout : Trader Joe's. Certains d'entre vous se souviendront peut-être de l'importance étrange qu'avait dans ma vie mon G20 à une certaine époque, et bien figurez-vous que depuis que je connais Trader joe's, je ne vais plus au G20 que pour acheter la litière de Cooper et le papier toilette, c'est dire... Un autre a pris sa place.
Il faut d'abord admettre que les américains ont un avantage, se sont des génis du packaging. Ils savent quelle couleur j'aime, comment je veux que tel aliment soit présenté et quelle est l'information principale que je recherche sur ce produit. Et puis chez Trader j'ai l'impression d'être le coeur de cible, d'être donc un peu spéciale, ils savent que je veux mes aliments : "organic", mes céréales : complêtes et les poules qui pondent mes oeufs : élevées en pleine air et nourries uniquement aux végétaux. Je me demande si, comme elles sont élevées en pleine air, ils empêchent les poules de manger des vers de terre... Mais ce ne doit pas être cela le fond du problème... Je veux bien que les poules mangent des vers de terre ceci dit, ne me prennez pas pour ce que je ne suis pas, c'est leur karma à elles après tout, tant pis si elles se réincarnent en quelque chose d'encore plus bête qu'une poule... Par contre les farines animales... Bref, tout est plus simple chez Trader Joe's, au lien de fouiller pour trouver celui des pains qui est sans aromes, sans conservateurs, sans édulcorant, qui est fait avec de la farine complête bio, qui n'est ni trop gras, ni trop sucré, ce qui au G20 se fini par un échec, un compromis, et le sentiment de ne pas manger ce que je voudrais, là, je me trouve devant six mètres de linaires et une bonne dizaine de produit qui répondent à ma demande. Et le pain c'est important !!! Il y a aussi un excellent choix de Chianti, Barolo et Barbaresco...

Bon, après ma visite extatic du super marché - J'aime les super marché c'est comme ça ! - je suis allé m'acheter un survet et des tennis parce qu'en Californie il faut faire du sport ! Puis je suis passé au Gap mais il est en travaux et rouvre en mai...hum...excitant : un nouveau Gap ! Alors j'ai trainé dans les autres boutiques : Urban outfitters et Banana republic. Avant de me retrouver sur union square au coucher du soleil, un verre de vin italien à la main. Je me suis revue le dernier jour de mon voyage, en décembre alors que la nuit était tombée et qu'ils finissaient de décorer le sapin de Noël. Je crois que je me disais vaguement que je reviendrai parce que j'étais tombée amoureuse de cette ville mais je ne pense pas que j'imaginais que ce serai pour 3 mois. Est-ce que j'ai le droit d'écrire que je suis fière de moi ? En tout cas je suis heureuse.

Thursday, April 26, 2007

Je suis de retour !

Voilà ce que je me suis dis : si j'écris trois jours de suite sur ce blog alors je leur enverrai le lien... Si vous êtes en train de lire ces mots : j'ai réussi.
Je suis donc arrivée hier soir au coucher du soleil après un voyage de plus de 16h et une journée qui avait commencé 21 heures auparavant ! Mais voler après un coucher du soleil qui n'en fini pas en survolant les montagnes du nord des état-unis vaut tout les sacrifices. C'était grandiose. Et puis blottie dans un châle de brume vaporeuse rose m'attendait "the city by the bay", les immeubles de Downtown, lovés entre les collines, les deux emblématiques ponts et tout autour l'eau. J'ai écrasé une larme : c'était partie !
Raphaël est venu me chercher, et comme j'avais déjà passé la douane à Whashington, en un flash j'étais au pied des buildings éclairés dans la nuit. Embarcadero, le port d'arrivé. Télégraph Hill et coït tower, et nous étions dans Water street, chez Raphaël. J'ai fêté ça avec un veggie burger de chez Burger Meister ! Puis une bière et au dodo, une journée de 24h ça fatigue.

Cela ne m'a pas empêché de me réveiller à 7h30, j'étais impatiente de voir la lumière sur les collines en face magnifique au lever et au coucher du soleil... J'ai trainé après le petit déj puis je suis partie rejoindre Raphaël pour déjeuner. Soudain, je me suis retrouvée dans la rue, je me suis vue en train de remonter vers Colombus avenue, le grand axe italien qui rejoint le fameux immeuble triangulaire de la transamerica. Et là, c'est monté, comme un trop plein d'air. Et les larmes aux yeux je me suis dit : "Ca y est, je suis de retour !"

Cette après-midi, un petit détour par chinatown s'imposait pour rentrer à la maison. J'étais là, le nez en l'air, essayant cependant de ne pas capter trop d'émanations des étalages de racines et poissons séchés, je me balladait donc, quand j'ai aperçu un batiment qui ressemblait à un temple boudhiste. Ni une, ni deux, me voilà à l'entrée à la recherche d'information sur les cérémonies commémorant la naissance du Boudha en mai. Ni une, ni deux, voilà que passe un gentil Mr asiatique avec un fort accent qui me dit d'entrer, que la cérémonie va commencer, et hop... Me voilà recrutée par une secte Sri Lankaise !
Non, il y avait bien un vrai temple. On a juste récité des mantras incompréhensibles avec trois moines de sexe féminin pendant un bon quart d'heure, puis on s'est prosterné une bonne vingtaine de fois. Une fois la cérémonie terminée, le gentil Mr a discuté avec moi, comme très visiblement je ne saivais pas vraiment encore comment me prosterner, il m'a demandé si j'avais une autre religion, ce à quoi j'ai répondu que non, que je commence à peine à étudier le boudhisme, et il ne s'est même pas moqué.

Ce n'est pas le genre d'expérience que j'attendais de mon premier jour à San Francisco, mais une expérience qu'on attend est-elle encore une expérience ? Pour moi le boudhisme est une philosophie et non une religion mais peut-être ai-je encore beaucoup à apprendre...

Je le savais, à San Francisco tout peut arriver.